‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 203 sur 232 · Anne Cotnnène, V, 9, p · texte numérisé non relu

Anne Cotnnène, V, 9, p

3 Cf. lijz. Zeil^chr., 1896, p. 172.

4. llv 6à ta; |j.ETEji.'j/t)"/<o''E'.; îoÇàCu'V xai ta: «yia: ecxov».: m/^ ia: ïii\ Ttjiûiv, ai.l.'x y.a't ta; ■nï.rx'^mnvj.c iîs'aç itapoî/tto (Nicétas Acominat).

.?. Chalandon, Alexis Comn'cne, p. 316; Bytantinistiu Xcitschrif/, 1895, p. 143.

successeur (dans la chaire de philosophie de l'Académie de Byzance) du platonicien Michel Psellos (1018-1081). Ce philosophe fut soupçonné de préférer la doctrine de Platon à celle de l'Église et dut se justifier auprès de l'empereur par une déclaration formelle d'orthodoxie '. On rapporte qu'un de ses élèves, fortement imprégné d'hellénisme, se jeta du haut d'un rocher-dans la mer en criant: « Prends-moi, Poséidon- 1 » Près de cinq siècles après, Georges de ïrébizonde dit avoir entendu déclarer à Gémiste Pléthon que le monde entier serait bientôt acquis à une seule religion, qui ne serait ni le christianisme ni le mahométisme, mais différerait peu de la vieille religion hellénique ^. Il est vrai que Pléthon était un fervent platonicien et qu'ayant résidé en Italie lors du concile de Florence, il a pu subir l'influence de l'humanisme italien ; mais il est permis de supposer que le propos répété par Georges de Trébizonde révèle, tout en l'exagérant sans doute, un état d'esprit qui s'est perpétué discrètement, pendant de longs siècles, dans les écoles et les académies byzantines.

Ainsi, ce qu'on a pris pour du paganisme dans le Philopatris n'est, en somme, qu'une forme byzantine de l'humanisme. On a d'autant moins lieu d'être surpris de la constater dans la Byzance du x- siècle que bien d'autres indices accusent, à la même époque, une renaissance de l'esprit grec et des goûts classiques. C'est du x" siècle que datent nos meilleurs manuscrits des anciens auteurs ; c'est alors que l'art byzantin a produit ses chefs-d'œuvre, dont beaucoup, tant ivoires que miniatures, ne sont que des copies d'œuvres romaines encore tout imprégnées d'influences grecques ; c'est- alors aussi que Lucien, le plus grec des Grecs, si l'on peut dire, a trouvé de nombreux lecteurs et imitateurs, mode qui dura jusqu'à la fin de l'Empire d'Orient, comme l'attestent entre autres le Tiniarion, publié par Hase, et le Voyage de Mazari aux

1. Krumbacher, Uesch. dir byzant. Litteratur, 2» éd., p. 435.

2. Nicétas Acominat, dans Tafel, Sttfflem. hist. eccles. graecoruin (Ouspensky, Essais sur Phistoire <le la civilisation byzantine, Saint-Pétersbourg;, 1892, p. 156 ; en russe).

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