Schol. Apoll. Rhod., II
4. Elien, Hep: ^lûcuv, XIII, 26. A Samoa, un homme liu clan des hibous, qui trouvait un hibou mort sur son chemin, s'asseyait, pleurait sur l'animal mort et se frappait le front jusqu'au sang. Une tribu arabe avait coutume d'enterrer les gazelles mortes et portait le deuil de ces animaux pendant sept jours (Frazer).
rappelait qu'il avait dû s'exercer à ce rôle du temps qu'il était berger chez Admète *. Ainsi, mise en présence des survivances du totémisme, la croyance populaire ou l'exégèse savante hésite souvent entre deux hypothèses : le dieu est-il l'ami ou l'ennemi de l'animal auquel il est associé? Primitivement, il n'est ni l'un ni l'autre, puisqu'il est l'animal lui-même, ou plutôt parce que la notion de divinité réside dans le clan animal; mais on a vite fait de ne plus penser à cela dès que la mythologie, greffée sur la religion, a substitué des dieux individuels aux espèces divines. En Troade et ailleurs, on élevait et l'on nourrissait des souris sacrées dans les temples d'Apollon, que l'on appelait Siniifthien, c'est-à-dire « souricier » ; Elier. nous apprend, d'autre part, que les habitants d'Hexamitos. en Troade, rendaient un culte particulier aux souris 2. Mais alors qu'Apollon était considéré quelquefois comme le protecteur des souris, ailleurs et plus souvent on se le figurait comme le dieu qui avait délivré les Sminthiens de ces animaux malfaisants. Le sacrifice périodique et solennel de souris à Apollon Sminthien ne pouvait que confirmer cette opinion, dont le caractère tardif et prosaïque est évident. Il est à noter que la souris est un objet d'horreur pour la législation mosaïque, mais qu'elle paraît avoir été revêtue d'un caractère sacré chez les Philistins et chez quelques sectaires juifs ''. Ces deux conceptions de V impur et du très pur reviennent au même, comme l'ont établi Robertson Smith et Frazer ; elles se fondent à l'origine dans une conception plus compréhensive, celle du tabou ou de r « intangible », qui est la marque distinctive des animaux et des végétaux totem.
• Si l'on avait demandé à un Helvète du premier siècle après notre ère pourquoi sa déesse Artio avait un ours familier, il