‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 40 sur 232 · Lucien, de Dia Syria · texte numérisé non relu

Lucien, de Dia Syria

en-Sullias (p. 39, fig. 6); la seconde, c'est que le dieu accroupi de l'autel de Reims portait des cornes de cerf, qu'on a pu restituer avec certitude d'après les traces laissées par l'extrémité des bois (p. 49, fig. 13) ^. Le petit dieu accroupi sur l'autel de Vandœuvres, dans l'Indre, est surmonté d'une ramure de cerf parfaitement distincte (p. 53, fig. 14) -.L'image d'une autre divinité accroupie, pourvue également de cornes de cerf, existait autrefois dans la collection des Jésuites à Besançon ^ ; une troisième appartient au musée de Clermont-Ferrand *. Enfin, sur une des plaques du vase de Gundestrup, on voit un personnag'e accroupi, la tête surmontée de bois de cerf très élevés, à côté d'un cerf pourvu de cornes identiques''. Le témoignage de ces monuments me paraît décisif, bien que les statuettes de cerf soient assez rares dans les collections de bronzes gallo-romains.

Leserpentcornujoue un rôle considérable dans les œuvres d'art indigènes qui nous ont révélé, du moins en partie, le panthéon gaulois des premiers siècles de notre ère. Je m'en suis occupé ailleurs avec détail * et me contente de rappeler ici quelques données essentielles de la question. I-e serpent cornu a toujours des cornes de bélier. Sur l'autel de Mavilly, un des monuments les plus anciens de la Gaule romaine, il figure, isolé, à côté des douze dieux du Panthéon romain, ce qui suffit à prouver qu'il n'est pas l'attribut d'une divinité gauloise, mais bien une divinité distincte ''. On le trouve représenté, sur une autre stèle de la Côte-d'Or (p. 61, fig. IG) et sur la tranche de la grande stèle de Beauvais, occupée par une imago de Mercure^. Sur un autel d'écouvert à Paris, dans les fondations de l'Hôtel Dieu, figure un dieu à trois têtes tenant d'une

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