Bronzes figui es, p. 196, avec les références
main le serpent cornu et escorté d'un bélier (p. 57, fig. 15) ^. Il me semble lég-itime d'en conclure que le dieu primitif, serpent à tête de bélier, a été plus tard identifié à Mercure, dont le bélier et les serpents sont les attributs classiques. Le tricéphale de l'Hôtel-Dieu, peut-être contemporain de Tibère, est le ré-
Fig. iO. — Stèlo de Compiègne (cf. p. 75).
sultat d'un des premiers efforts des artistes gallo-romains pour représenter, suivant les conceptions celtiques, le lieu le plus important de leur Panthéon {Deitm maxime Mercurium colimt, dit César, VI, 17). Mais si la légende sacrée — dont j'ai cru retrouver un écho en Thrace ^ — se figurait le dieu suprême sous l'aspect d'un serpent cornu, il s'ensuit que ce dieu était conçu comme le « roi des serpents », de même que le taureau à trois cornes était le « roi des taureaux >. C'est là un vestige de cette phase du totémisme à son déclin où le principe monarchique, suivant la spirituelle remarque de M. Frazer, s'intro-
1. S. Reinacb, Guide illuslrè du Musée de Saint-Geimnin^ fig. 49