V Anthropologie, 1904, p
2. Voir la biographie de Mannhardt par W. Scherer, en tête des Mythologîsche Forschungen, Strasbourg, 1884.
3. Voir, en dernier lieu, le beau mémoire de M. Usener sur l'éphébie attique, dans les Hessische Bldtler fur Volkskunde (Leipzig, 1902, t. I, p. 195-228).
4. Voir, dans le même recueil (t. I, p. 1G9-194), l'exposé général de la méthode ethnographique par M. Dieterich.
flagellation des éphèbes, auquel les anciens eux inrnies n'avaient rien compris'.
Tout le monde a entendu parler de cette coutume singulière ; je traduis d'abord les principaux textes antiques qui s'y rapportent.
PlutarQUE, Lyciirgiie, 18: « Les enfants Spartiates volent en se cachant avec grand soin ; ainsi l'on raconte que l'un deux, ayant dérobé un petit renard et l'ayant dissimulé sous son manteau, se laissa déchirer le corps par les griffes et les dents de cet animal au point d'en mourir, plutôt que de confesser son larcin. Même aujourd'hui (vers 120 ap. J.-C.), les éphèbes Spartiates seraient capables de montrer le même courage, car j'en ai vu beaucoup mourir sous le fouet sur l'autel d'Artémis Orthia ».
Plutarque Institutions di Laccdi'vionf, 40 : « Les enfants Spartiates sont fouettés pendant toute une journée sur l'autel d'Artémis Orthia et souvent ils persistent jusqu'à la mort avec un air de joift et de fierté, rivalisant à qui supportera les coups le plus patiemment et le plus longtemps. Le vainqueur est entouré d'une estime particulière. Ce concours s'appelle * la fouettade » et il a lieu chaque année ».
Lucien, Anachnrsis, 38 - : « Que diras-tu quand tu verras ces mêmes Lacédémoniens battus de verges près de l'autel, tout ruisselants de sang, tandis que les pères et mères, présents à ce spectacle, loin de s'effrayer des souffrances de leurs enfants, les menacent de leur colère s'ils ne résistent aux coups, ou les supplient de supporter la douleur le plus longtemps possible, de s'armer de patience contre les tourments ? On en a vu beaucoup mourir dans ces épreuves, ne voulant pas, tant qu'ils respiraient, demander grâce sous les yeux de leurs parents et céder à la nature. Tu verras les statues que Sparte leur a élevées, honorées d'un culte public . . . Lycurgue a voulu avoir des citoyens d'une patience à toute épreuve,
1. Anton Thomsen, Oi-lliia, Copenhague, 1902. Ce travail est en danois : je le connais par une analyse détaillée en allemand, publiée par M. .S. W'ide, lierl. rhilol. Wochetischri/I. 1903, p, 12;iO.