‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 85 sur 232 · Ovide, Fastes, V · texte numérisé non relu

Ovide, Fastes, V

!). Lucain, If, 6.5.5.

il se sert de miindiis dans le sens le plus étendu, désignant ainsi soit la terre entière avec ses habitants, soit la terre et le ciel, alors qu'il préfère donner à orlu's le sens d'une région délimitée.

Le premier prosateur chez qui l'on constate l'emploi fréquent à.'orô/s dans le sens de région est Pline l'Ancien. Je me contente d'en citer deux exemples caractéristiques.

HtsI. Nat., XXVIII, 123, Pline vient de parler de certains remèdes tirés des animaux comme le lion, le chameau, l'hyène, le crocodile ; il poursuit : Hactenus de exteniis. Ninic praevcrtemiir ad nostritin orbevi, prhiiuntque coviinniua animalium remédia atque exitiiia dicemus. Ailleurs, parlant du corail péché sur la côte méridionale de la Gaule et qu'absorbait de plus en plus le commerce de l'Egypte avec l'Inde, il ajoute (XXXn, 23) : N/tnc tanta penuria est vendiluh nierce ut pirquam raro cernatiir in siio orbe. Ces trois derniers mots désignent la Gaule, pays de production du corail.

Une enquête plus approfondie, que rendra facile un jour la publication de l'article Orbis dans le Thésaurus liuguae latinae, établirait que l'acception restreinte de ce mot est un des caractères de la langue latine après Auguste et que les exemples en sont nombreux jusqu'à la fin de l'Empire. J'en ai noté six dans Claudien, où l'on trouve qualifiés d'orbis l'Empire d'Orient et l'Empire d'Occident:

Kectore sii/i iiiio Consfii at geininus frenis comvniiiibtis orbis '.

Orbts est suivi d'une épithète qui en précise l'extension :

. . . Sciât orbis J-'om . . . ' Ilesf'erio misii ah orbe soror . . . ' Occidiio ducis ah orbe gre\;, .r . . . *

Les Bretons insulaires habitent une autre région, un autre

vrbis :

Vincendos alio ijuaesivit in orbe Urilannos".

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