‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 89 sur 232 · IX · texte numérisé non relu

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11)4 L' . ORBIS ALIUS . DKS DKUIUKS

d'û/Tum ou d'ûi;rin/i a le yrand et décisif avantage d'éviter la rime sourde Libycuui, agrum, dont l'effet déplaisant est sensible à tous ceux qui ont eu la bonne fortune d'écrire des vers latins dans leur jeunesse. Le fait que MM. Hûlsen et liûcheler n'ont pas reconnu cela et que la restitution orbein ne s'est pas otferte à leur perspicacité, justifie, je l'espère, les développements où je suis entré et me lave du soupçon d'avoir enfoncé une porte ouverte en démontrant qu '<?;•/'«■ a bien, dans la langue impériale, un des sens qui lui est attribué par les dictionnaires.

Les Vierges de Sena'

Quelques jeunes gens, désirant représenter une tragfédie de Vercingétorix, sont venus me demander comment étaient vêtues les druidesses du temps de César. J'ai répondu qu'il n'y en avait pas. Alors l'un d'eux, qui avait lu Henri Martin, m'objecta les prétresses de l'île Sena '-. Je répondis que ces prétresses me paraissaient n'avoir jamais existé et promis de justifier un jour mon opinion. Je le fais d'autant plus volontiers que j'ai lu tout récemment les lignes suivantes, dans le dernier ouvrage de M. d'Arbois de Jubainville ' :

• Rfme n'avait pas seule le respect de la vierge nubile et s;icrée. On trouve aussi des prêtresses vierges en (iaule. Leur virginité dure toute la vie; elles sont au nombre de neuf. Au milieu du I^'' siècle de notre ère, la crédulité gauloise leur attribue une puissance surnaturelle; leurs chants soulèvent la mer, font souffler les vents ; elles guérissent les maladies incurables et, dans leur île de Sena, elles prédisent l'avenir aux navigateurs qui viennent les consulter. »

Et M. d'Arbois cite en note le texte de Pomponius Mêla (IIl, 6), texte que je reproduis ici à mon tour, en faisant re-

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