Kohde, JJér (iriechische Roman, 1876, p
2. Hom., Iliaiie, XIII, (i. Cf. Rohde, p. 203 et A. Riese, Die Idtalisitrung lier NiilurvSlker ilts Nordins in der Griech. und Rûm. Liieralur, progr. de Krancfort-sur-le-Mein, lb7.5.
8. Lucien, V'er. Hisl , I, 3:(ip"/rjYÔ5 51 an'y";; v.'/A J'.îaîxaXo: ty;î T'<'-aJT/j; Poi- HoXoyia; ô toO Ojjl'^jjoi) Oî'jaaE'iç, x. t. X. Voir l'intéressant chapitre de l'ouvrage cité d'E. Rohde (p. 167 fi/?.) : Elhnoi;raphiiche Ulnpien, Fabeln und Romane.
4. Odyssée. X, 81-86; cf. MullenhoflF, Deutsche Altertumsk:, t. I, p. .ô ; d'Arbois de Jubainville, Premiers halntanls de l' Europe, t. Il, p. 12.
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n'étaient point d'accord sur Tidentification de l'île d'Ea: les uns la cherchaient à l'est, les autres à l'ouest du monde connu '. Mais il est certain qu'à l'époque alexandrine et romaine on plaçait Ea vers l'occident. Cette île n'était pas seulement, croyait-on, à l'opposite de l'entrée des Enfers : elle en était si voisine qu'elle devait son nom aux gémissements poussés par les âmes. Témoin ce texte important du Grand F.tymologiqiie- : Aâfêtat SI /al \ xr^ç Ktpxrj; v/jaoç Kvjkr^, i^ zX7)aîovToO ' Aoou 060/ " â;rô xwv at=vaY|J.âTœv twv Iv aotij) ■ Tcajjà ih a; il tt-fyrjVijiiy.ôv îjc''pp>;|j.a.
Or. nous savons avec certitude qu'une doctrine répandue à l'époque romaine plaçait, ^ l' extrémité de l'Armorique, l'endroit où Ulysse avait évoqué les morts et consulté l'oracle de Tirésias. On connaît les beaux vers de Claudien'':
Est lociis, ixtietiium qua pandit Gallia litiis, Oceani per/usus aquis^ iibi fettur Ulysses Sanguine libato fopiihim movisse silentem. Illie ntnl>rarntn tenta stridore volanttim Flebilis audituy tjuesttis . . .
Ce «Jhèilis tjitestus» des ombres, est-ce autre chose que le gémissement 9t <xi autjuel, suivant la doctrine rapportée dans le Grand lityiiio logique, l'île de Circé devait son nom ?
• Quelle est l'extrémité de la Gaule, extreninm qiia pandit Gallia litus'i On peut hésiter seulement entre la pointe de Saint-Mathieu et celle du Raz '. Vis-à-vis de la première est l'île d'Ouessant ; vis-à-vis de la seconde (à huit kilomètres) est Tîle de Sein. Je n'entends point discuter ici l'identification de la Sena de Mêla, que les uns retrouvent à Ouessant, les autres à Sein (en breton Sizttn) ; cette question a déjà été traitée contradictoirement dans la Revue celtique '•' et la solution n'en
1. Voir les articles Aiaia dans le Lexicon de Roscher et dans la Realencyclopaedie de Pauly-Wissowa.