‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 96 sur 232 · Procope, Bell Got/t., IV · texte numérisé non relu

Procope, Bell Got/t., IV

:j. Sckol Ale.w, 1201.

4. Ce texte a été souvent cité, mais l'explication en est encore très incertaine. Voir la traduction littérale qui en a été donnée dans les Monunie»t<i Britannica, p. LXX.XIV et transcrite diins le Diit. of Geoi;r. de Smith, t. I, p. 431.

.0. Uifysscâ, XI, 6-9 : 'llaiv o' oJi jiîX'JitiaSs... îxjAevov o'jpov t;'.... Kipy-r,.

6. Il est possible que Mêla ait mal interprété une forme moyenne du texte grec qu'il suivait et que l'original de la phrase se in ijtiae velint aniiiialia vertere ait attribué aux magiciennes le pouvoir de transformer les hommes on animaux — comme Circé.

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rique, cherchait un compromis entre la géographie fabuleuse et la géographie réelle. Les navigateurs, poussant vers l'ouest, précisaient les connaissances des Grecs sur ces régions; les grammairiens suivaient les navigateurs. Kt les grammairiens n'étaient pas seuls à l'œuvre. Une fois vSena assimilée à l'île de Circé et la côte opposée (déjà mentionnée par Pythéas) à celle des Cimmériens, il était inévitable que les fables rapportées par Homère sur l'une et sur l'autre y fussent localisées, avec quelques variantes, par les poètes et les romanciers géog'raphes. Les compilateurs vinrent, qui prirent tout cela au sérieux, comme Diodore de Sicile empruntant la description de rinde au roman géographique d'Evhémère ^ Du reste, que l'on y crût ou non, il fallait en parler, car il en était question dans les poètes, et l'intelligence des poètes était la raison d être des précis géographiques comme des manuels de mytholog'ie. Le traditur de Mêla ne signifie pas autre chose. Un peu avant Mêla, Strabon avait parlé, d'après Posidonios, d'une île de femmes adonnées au culte de Dionysos, située vis-à-vis de l'embouchure de la Loire ; il en est également question dans Denys le Périégète -. Cette île existe sans doute (peut-être liatz), mais l'histoire qu'on raconte de ses habitants et qui éveillait déjà le scepticisme de Strabon dérive en droite ligne de quelque fiction à déterminer ". Toute la géographie antique est littéralement infestée de pareilles légendes, produits des tendances evhéméristes de l'époque alexandrine (dont la manie de localiser les fables est une

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