‹ Cultes, mythes et religionsChapitre 97 sur 232 · Cf. Rohde, op. laiid.. p · texte numérisé non relu

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2. Strab., IV, 4, 6; Denys, V, 571 [Geogr. min,, II, p. 140); cf. l'tolémée, 11, 8, 6; Marcien d'Héraclée, 21 (Geogr. min., I, p. .052). Cf. Desjardins, Géogr. de la Gaule, t. I, p. 277 et pi. VIII.

3. Suivant Posidonios, les hommes sont exclus de cette ile, mais les femmes vont rendre visite à leurs maris sur la côte. On racontait quelque chose d'analogue sur les Amazones. — Admettre qu'il existait, dans une ile près de la Loire, des rites semblables à ceux des Dionysies grecques, serait du pur evbémérisme more majortim. C'est comme si l'oa croyait à l'existence d'orgies bacchiques chez les Juifs parce qu'il plaisait à certains Grecs de reconnaître Dionysos dans Jéhovah (Plut,, Qiiaesl, conviv., VI; cf. Th. Keinach, Textes relatifs au iiidaisme, p. 142).

forme) et de Tesprit conservateur à outrance des exégètes anciens.

En somme, je crois avoir établi que la mythologie celtique n'a plus à tenir compte du passage de Mêla sur les vierges magiciennes, si ce n'est pour en écarter le témoignage par les motifs qui viennent d'être indiqués '.

1. [J'ai le regret de n'avoir pas convaincu mon ami Jullian, qui tient encore aux « prophétesses, enchanteresses et sorcières > de l'île gauloise de Sena (Revue des EtuJes anciennes, 1904, p. 258). « Je ne vois pas, écrit-il, de motif pour lequel l'Occident barbare n'aurait pas eu ses sudalitates religieuses, attachées au culte des morts ou de la Terre. > Sans doute ; et il est même bien probable que dans une phase de la religion celtique qui nous est inconnue, antérieure à nos textes, il y a eu des prêtresses et des prophétesses en Gaule comme en Germanie. Mais la question est de savoir si l'auteur que suit Mêla disposait, ou non, d'informations sérieuses ; je crois avoir montré qu'il n'en avait point.]

Teutatès, Esus, Tarants'.

Tous les auteurs qui se sont occupés de mythologie celticjue ont cité et commenté le texte de la Pliarsale où, en deux vers, Lucain mentionne trois divinités gauloises, Tentâtes, Ksus et Taranis. Il peut donc sembler téméraire de revenir sur ce passage dans le dessein de l'interpréter un peu autrement qu'on ne l'a fait. C'est pourtant ce que nous voudrions essayer.

Rappelons d'abord ces lignes célèbres {Pharscile, I, 445- 446):

jJit qtiibus iniiiitis pUicutiir saiii^iiine i/iro] TEUTATES Iwrrensque feiis altarilnis KSl'S. Ht TARANIS scylhicae non mitior arii Dia/iae,

Le texte n'offi-e d'incertitude que sur un point. Quelques savants ont pensé qu'il fallait lire (v. 446): Tarant scythicae, etc., Tarani étant le génitif de Taranos ou Taraniis'-. S'il y a erreur, elle doit être fort ancienne, car les scholiastes ont bien lu Taranis. On a aussi émis l'idée que Taranis désignait une divinité féminine ; cette hypothèse peut s'autoriser du rapprochement avec l'Artémis taurique, nommée dans le même vers ^. Jusqu'à ce jour, cependant, aucune découverte épigrajjhique n'est yenue confirmer la lecture Tara)ii ni l'hypothèse qui fait de Taranis une déesse ; il faut donc suspendre son jugement.

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