Un jardinier; ' ^ '. ; ' H
lô" Un vannier; -c - -- --
n^ Un ouvrier draineur.
Ces hommes spéciaux doivent être engagés pour tout faire, et ils doivent travailler à toutes les opérations, même les plus étrangères à leur spécialité : ce sont eux qui font tout leservice intérieur des égrappoirs, fouloirs, pressoirs, cuves, tonneaux : ils accomplissent toutes les grandes manœuvres des vins, des caves, des constructions, des réparations, des terrassements, des plantations, etc., et chacun d'eux travaille selon sa profession aussitôt que son service général du vendangeoir est terminé. Un pe''sonnel ainsi composé,
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OU composé d'autres spécialités, selon les localités et les préyisions, donne des résultats meryeilleux pour Téconomie et la rapidité de T exécution. Dans les exploitations viticoles et agricoles, les ouvriers à spécialité exclusive sont toujours des embarras et des fardeaux. Les hommes à toutes mains et à spécialité d'occasion travaillent avec plaisir et avec entrain à ce qui n*est pas leur métier, et ils apportent à ce travail toutes les ressources, toutes les malices de leur spécialité ; ils se corrigent ainsi et se perfectionnent les uns par les autres : le maçon apprend du charpentier à mettre une poutre au levage, et le charpentier sait bientôt tailler et asseoir un moellon, dresser une douve, jabler un tonneau et y remettre un fond. En agriculture et surtout en viticulture, il faut des Robinsons et non des ajusteurs ; mais, pour les attirer et les fixer, il faut leur assurer un logement et une cantine ; le vivre et le couvert plutôt encore que Vélévation du salaire. Après le couvert et le vivre assurés, le travail pour longtemps, pour toujours si les gens ne déméritent pas, de bons traitements, Texactitude et Téquité dans le paiement du prix convenu sont la plus puissante attraction pour Touvrier. Comme tous les hommes, l'ouvrier cherche par-dessus tout la sécurité, la considération et la justice: les salaires exagérés ne sont jamais à ses yeux une compensation suffisante de l'indifférence, de la dureté et de la mauvaise foi avec lesquelles on le traite trop souvent.
Nécessité de loger les vig^nerons. — Si VOUS VOUlez
créer un grand vignoble dans un lieu éloigné d'un village assez important, il faut, non-seulement créer le bâtiment principal d'exploitation avec ses accessoires et les loge' ments des ouvriers de son service permanent, il faut encore préparer un refuge pour les deux cents ouvriers, hommes et femmes, pour les cinquante ou soixante familles néces-