‹ Culture du Chasselas a ThomeryChapitre 5 sur 14 · Malvoisie blanc. — Variété très-sucrée, à grains moyens · texte numérisé non relu

Malvoisie blanc. — Variété très-sucrée, à grains moyens

49. Malvoisie rase. — Variété très-sucrée, et à grains moyens.

80. Muscat eaillaba. — Bon raisin de moyenne grosseur, et d'un rouge clair.

Bien que nous cultivions près de deux cents cépages, nous croyons devoir, pour le moment, limiter notre liste à une cinquantaine. Ceux-ci ont fait leurs preuves^ et mûrissent parfaitement en espalier dans notre climat. L'important, c'est de ne rien livrer au hasard.

Maintenant, il s'agit d'indiquer nos dispositions gé- nérales pour la cnltare de la vigne.

Murs, treillages et abris. — l^s jardins de Tho«

Il GULTUa£ DU CHASSELAS,

mery oflBrent, quant àTensemble, l'aspect original de ceux de Montreuil-sous-Bois. Ce ue sont partout que murailles, diBlantes en moyenne de 10. mètres d'un espalier à l'autre, et hautes de 3 mètres, mais seulement depuis une quinzaine d'années; autrefois» nos murs n'avaient que dé 9",90 à 3*»30 d'élévation. Cette modification nous a été avantageuse sous deux rapports ; au lieu d'acheter des terrains à beaux deniers comptants, nous prenons à moins de frais, dans l'air, l'espace qui nous est nécessaire; la beauté, la qualité et la ccmservation de nos produits ont , en outre, beaucoup gagné à ce changement.

Nos murs sont bâtis en pierres dures, tirées du voisinage, avec do mortier de terre seulement ; puis, on crépit avec du sable et de la chaux, et par-dessus le crépi, on fouette avec un lait de chaux et de sable. On peut les rendre gris au lieu de les i^endre blancs, afin de ne pas fatiguer la vue des travailleurs par la réflexion des rayons du soleil.

Chaque mur est couronné par un petit toit en tuiles plates, protégées par des faîtières en tuiles creuses. Les chaperons font saillie de 32 à 25 centimètres, et, au-dessous de ces chaperons, on scelle, en les inclinant faiblement d'arrière en avant, des supports en fer à i mètre d'intervalle. Ces supports dépassent de 50 centimètres le bord du toit ou chaperon, et permettent d'établir des abris qui ont ainsi, le chaperon compris, de 72 à 75 centimètres de largeur. Les abris, dont on recouvre les supports, sont en toile iMtuméc; toutefois^ les personnes qui reculent momentanément

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CONNAISSANCES £SS£NTIJU«LBS AUX VITICULTEURS. 1 9

devant un sacrifice un peu lourd, se servent de planehee. Les abris en toile bitumée oonsistent en châssis

ou cadres de 2", 66 de longueur, sur 50 cenliraèlros de largeur. La toile est tendue sur ces cadres au moyen de petits clous. On ne met ces abris à la place qui leur est destinée que lorsque la maturité du raisin est complète, vers le 45 septembre, surtout avant les grandes pluies. Autrefois, faute d^abris, on perdait beaucoup de raisins par la pourriture^ aujourd'hui nous ne h craignons plus. La largeur du châssis dont nous nous servons, devrait toujours être subordonnée à l'exposition et à la hauteur des murs. Avec les murs exposés au plein midi et hauts de 9 mètres, on devrait se servir de châssis garnis de toiles de 80 centimètres de largeur; à Touest, il serait à désirer que l'abri fût encore plus large à cause des pluies. Pour

14 CULTimi DO CHÀS8BLAS.

ii06âiioieii8iimnd6V,20à9P*,30, an abri de 60 cen- Umètres au midi, de 70 centimètres à l'ouest et de 40 eentimètrea aenlemeiit an leTant auffinit.

Les vignes au mur ont été palissées jusqu'à présent sur des treillages en bois, formés de lattes croisées à angle droit. Ces treillages, il fant bien en convenir, ont rinconvénient de nécessiter des frais d'entretien assez considérables, de protéger les insectes nnisiblee en leur assurant une retraite, et d'éloigner la vigne de l'espalier. On leur a donc substitué, au moins chez, bon nombre de viticolteurs, des fils de fer galvanisés que l'on tend horizontalement. Le premier se trouve placé à 30 ou iO centimètres du sol; les autres sont distancés entre eux de 2S centimètres environ, un peu plus ou un peu moins, suivant la hauteur des

L'espace de terrain compris entre les murs des jardins, est occupé par des contre-espaliers de 90 centimètres jusqu'à 1",S0 d'élévation. Les contre-espa« liers de 90 centimètres de hauteur sont éloignés de i mètre à i"',âO l'un de l'autre; tandis que ceUx de i^^90 de hauteur ont entre eux l*,80 de séparation. Pour notre compte, nous formons nos contre-espaliers de deux lignes de ceps à 60 centimètres l'une de l'autre, à la hauteur de 1",20 ; nous les séparons entre eux par un intervalle de l°',4ûet ne commençons ces contre-espaliers qu'à 2",i0 des murs d'espalier. Dans le cas où la disposition que nous recommandons ici paraîtrait un peu obscure, ce qui ne serait pas surprenant, rien ne nous empédierait de la dégager de

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GONKAISSANGES £SSENT1£LLSS AUX VITICULTEUBS. ift

l'obscurité en la présentant sous une autre forme. Cette forme, la voici :

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Avec ces eoDlre^espaliers conduits sar deux lignes

de ceps parallèles, à 60 centimètres de distance Tune de r autre , et maintenus par des fils de fer, au lieu d'ëchalat» nous n'avons pas besoin de supports pour y asseoir nos abris. Nous appuyons tout simplement nos paillassons ou nos châssis sur les deux derniers fib de fer. Nous faisons w travail facile à deux époques différentes : i"" Dès que la végétation commence jusqu'au 20 mai , afin de préserver des gelées les bourres et les jeunes rameaux: 2° à la maturité, afin de préserver les grappes de 1% pourriture, ainsi que nous Tavons déjà dit.

Voilà nos dispositions prises, mais il n'est pas temps encore de nous expliquer sur la plantation, car on ponrrait ne pas nous comprendre ou nous com* prendre mai, second inconvénient peut-être pire que le preBier« L'ordre des choses veut que nous traitions d'abord des divers moyens de multiplier la vigne.

Bas divers modes de multiplication de la ▼igné. — » Pour multiplicHT la vigne, nous avons la graioe (pépins), la bouture, la marcotte et la greffe.

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