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sont clop-
La 10dé-
rément ferme, très juteuse, sucrée et à goût parfois très prononcé, Le noyau est généralement adhérent, mais par'ais il est presque ou tout à fait détaché. A l'état sauvage cet arbre préfère les terrains riches et assez frais; en culture il réussit très bien même sur des terrains relativement pauvres et pas très humides. Ce n’est que depuis soixante ans que l’on s'occupe de cultiver les prunes américaines, mais en ces dernières années les variétés cultivées et nommées ont tellement augmenté en nombre que nous en possédons aujourd'hui plus de deux cents. On a beaucoup amélioré la grosseur, l’aspect et la qualité des fruits. Cette amélioration est remarquable, étant donnée la rapidité avec laquelle elle s'est faite, et il faut espérer que l'on ne s'en tiendra pas là. Aujourd’'hui, l’aspect des fruits ne laisse plus rien à désirer et les meilleures variétés sont presque assez grosses, mais il y aurait encore des améliorations à faire dans le caractère de la peau et le goût du fruit, bien que celui-ci soit bon. I1 faudrait aussi des variétés plus précoces. Actuellement, la prune américaine à Ottawa est bonne à cueillir de la quatrième semaine d'août jusqu’à la fin de septembre. Quelques variétés de ce groupe sont les Bixby, Wolf, Hawkeye, Stoddard, Brackett et DeSoto.
Groupe nigra.—C'est de ce groupe de prunes, représenté par l'espèce Prunus nigra, que l’on tirera probablement les variétés les plus avantageuses pour les régions du nord de l'Ontario et les districts les plus froids de la province de Québec. C'est la prune sauvage de l’est du Canada, dont la zone s'étend des provinces maritimes à l'ouest jusqu’au lae Huron. On la rencontre dans le Michigan, le nord de New York et les états de la Nouvelle-Angleterre ainsi qu’à Terre-Neuve. Dans certains endroits il est difficile de distinguer entre cette espèce et la P. americana avec laquelle elle semble se confondre dans certains districts, mais dans les régions plus froides d’Ontario et de Québec l'arbre est très différent, et, pour cette raison, nous préférons le considérer comme une espèce séparée bien que quelques bonnes autorités en font simplement une sous-variété de P. americana. C'est un arbre à végétation plus droite que le P. americana et le bois est plus foncé et plus dur. Il n'est pas aussi exposé à se casser que celui du P. americana, ce qui est un grand avantage; il fleurit un peu plus tôt et a des fleurs plus grosses que le P. americana. Celles-ci ont également une teinte plus rose, surtout lorsqu'elles s'ouvrent. Les dentelures des feuilles sont arrondies et non pas à angle aigu comme dans j’Ame, .cana et les feuilles sont plus larges que celles de cette dernière. Le fruit est précoce, ce qui le rend parfois plus aventageux car il peut être mis sur le marché lorsqu'il n'existe encore que peu de concurrence. Les variétés nommées qui se trouvent actuellement dans le commerce ne sont pas de la même qualité que les meilleures espèces du groupe Americana; cependant quelques-unes des espèces sauvages obtenues par voie de semis sont tout aussi lonnes, mais pas aussi grosses. La reau de la prune du Canada est plus mince que celle des autres espèces, elle se rompt plus facilement à la cuisson. La couleur des fruits varie presque autant que dans la P. americana, cependant on trouve plus souvent des fruits entièrement rouges avec peu ou point de pruine. La forme varie, mais le fruit est plus régulièrement oblong ou ovale que celui du P. americana et il west pas aplati comme dans cette espèce. La prune du Canada commence à mûrir vers le 1er août à Ottawa, et la saison
se prolonge jusqu’en septembre. On s’est peu occupé jusqu'ici, aux Etats-Unis où au Canada, d'améliorer la P. nigra mais il est probable que ce travail donnera d'aussi bons résultats que sur la P. americana. Quelcues-unes des variétés de ce groupe sont les Carstesen, Aïtken, Cdegard et Clheney.
PRUNES IYBRIDES.
En ces derniers dix ans un certain nombre de prunes hybrides ont été mises dans le commerce. Parmi les principales de ces prunes hybrides la plupart ont été créées par Luther Burbank, de Californie, qui a consacré beaucoup de temps à ce travail. Mais de toutes celles qui sont actuellement dans le commerce, il en est peu qui se soient montrées avantageuses au Canada. Les parents de la plupart d'entr'elles sont des va-
riétés qui ne résistent pas au climat froid. Elles seraient mieux adaptées aux parties les plus chaudes de l'Ontario, de ln Nouvelle-Ecosse et de Ja Colombie-Pritannique, où les prunes janonaises réussissent bien. La Maynard est une des plus utiles. L'Omaha. une hybride créée par Williams, du Nebraska, est très avantageuse à Ottawa à cause de sa rusticité. Hansen a créé également quelques prunes hybrides qui se sont montrées rustiques dans les districts froids.
L’hybridation de la prune offre un vaste champ aux expériences. Si l'on pouvait introduire dans les espèces Americana et Nigra du sang des espèces européennes et japonaises, tout en maintenant la rusticité des premières, la culture des prunes se développerait eaucoup dans le nord. C’est un espoir que l’on peut compter voir se réaliser sous peu; l'Omaha nous offre un exemple de la combinaison des deux espèces, japonaise et américaine.