Schmith, A.-L., Journal of botany
4. Ouehl Alfred, Untersuchugen über die Myxobakterien, Centralbl. /'. Bakter. Abt. II, Bd. XVI, 1906, p. 9.
CARACTERES ET MORPHOLOGIE
Ces kystes sont disposés sans ordre dans les endroits de l’essaim où les bâtonnets se sont accumulés, ou bien, ils se forment, au nombre de un à plusieurs, à l’extrémité de tiges bactériennes plus ou moins longues, simples ou ramifiées, nommées cystophores.
Lorsque le kyste éclate, son contenu, qui consiste en une masse de bactéries réunies sans ordre ou suivant une disposition régulière par du mucus, s’écoule au dehors.
S’il existe jusqu’ici une analogie évidente entre ces organismes et celui qui fait l’objet de cette étude, la disposition intérieure des kystes paraît différer. Je ne trouve pas les apparentes ramifications et les renflements terminaux dont j’ai parlé. Les auteurs signalent, il est vrai, chez quelques espèces, le Chondromyces serpens , le Polyangium fuscum , par exemple, la formation de tubes intérieurs intriqués les uns dans les autres et constitués par des bâtonnets raccourcis, mais aucun d’eux, à ma connaissance, ne parle de ramifications. Toutefois, si l’on voulait ranger ce micro-organisme parmi les espèces myxobactériennes jusqu’à présent connues, c’est avec le genre Chondromyces qu’il me paraît avoir le plus d’affinités. Dans ce dernier, en effet, les kystes sont formés par des bâtonnets courts dans les endroits de l’essaim où ceux-ci se sont accumulés ou bien à l’extrémité de tiges de cystophores plus ou moins longs. Souvent aussi, dans ce genre, comme il arrive dans mes cultures, le cystophore traverse la fructification et porte un deuxième amas de kystes. Le phénomène se répétant, on voit sur la même tige plusieurs fructifications étagées les unes au-dessous des autres. Thaxter compte ces particularités parmi les caractères distinctifs du genre Chondromyces . Il y a donc des similitudes.
Toute la question est de savoir comment seront interprétés les filaments et les ramifications.
Je ne serais pas surpris que cet organisme donnât lieu à des discussions analogues à celles qui se succédèrent au sujet de toute cette série de microphytes considérés tour à tour comme des bactériacées et comme des champignons, l’actynomycose, le farcin du bœuf, etc.... Certaines myxobactéries ont, d’ailleurs été très diversement classées. Link a décrit Polyangium vitellinum comme un gasteromycète, Berkeley et Curtis ont considéré Ch<>ndromyces croccitus comme un hyphomycète et Zucal l’a rangé dans les myxomycètes. Pour Zederbauer, les myxobactéries seraient même une symbiose de bactéries et de champignons filamenteux !