‹ Culture pratique du caféier: et préparation du caféChapitre 13 sur 31 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Fructification

Age de la l'® récolte. Age de la pleine production

Durée de la plantation. Rendement.

Récolte proprement dite

L'âge auquel le caféier commence à produire varie. Le climat, le sol, les méthodes de culture influent sur lui ; la forme a aussi son influence.

Au Brésil, les plants portent des baies trois ans après le semis, mais la production n'acquiert un peu d'importance que la quatrième année.

Certaines variétés sont plus précoces ou plus tardives, le café nacional du Brésil, fructifie un peu plus tard que le café Bourbon.

A la Jamaïque, dans le massif de Blue mountain, les caféiers plantés suivant le mode primitif indiqué au chapitre « Établissement de la plantation » commencent à produire la cinquième année.

A Tamatave j'ai vu des Coffea arabica porter des baies dix-huit mois après la mise en place.

A Tananarive la première floraison de caféiers plantés après une année de séjour en pépinières s*est produite à la fin de la deuxième année et les premières baies sont arrivées à maturité environ trente mois après la mise en place.

En général, dans les cultures ordinaires, il faut compter que la première récolte un peu importante arrive quatre ans après la plantation. D'après les études de Dafert, il semble qile l'application des engrais peut diminuer cette période d attente. Des arbustes de trois ans convenablement traités ont produit, en 1894, à la station agronomique de Campinas, jusqu'à 1 k. 800 de café marchand.

Après la première récolte les rendements augmentent jusqu'à l'âge de huit ou dix ans. Les arbustes atteignent alors la période de pleine production.

Au Brésil on compte que le caféier Bourbon arrive au plein rapport à huit ans et le café « nacional » à dix et même douze ans. Le caféier de Botucatu tient, paraît-il, le milieu entre ces deux formes, il est plus tardif que le Bourbon et plus hâtif que le « nacional ».

A la Jamaïque et à la Guadeloupe, les plantations arrivent au plein rapport entre huit et dix ans.

Durée de la plantation, — Il est bien difficile de dire qu'elle est, d'une façon générale, la durée d'une caféière. Une foule de facteurs entrent en jeu et font varier cette durée.

Au Brésil, dans TÉtat de Sao-Paolo, on estime que la production diminue entre la vingt-cinquième et la trentième année, le caféier Bourbon décline même vers la vingtième année.

Par le rabattage on prolonge l'existence des plantations et j'ai vu, dans les environs de Campinas, des caféiers de 70 ans, de la variété nationale, produisant encore 50 arrobas par 1000 pieds. (L'arroba égale 15 kilos.)

Dans les basses altitudes de la région équatoriale proprement dite, le caféier ne vit guère plus de 18 à 20 ans.

Rendement. — Le rendement par caféier varie dans des proportions considérables, une foule de facteurs interviennent pour le faire varier, mais celui qui a le plus d'importance est la distance réservée entre les plants.

Au Brésil, dans TÉtat de Sao-Paolo, les plantations installées dans de bonnes conditions de sol produisent une moyenne de 1 k. 500 de café préparé pa r touffe. D ans les très bons terrains de la fazenda Schmidt on récolte couramment 200 arrobas par 1000 caféiers, soit 3 kilos par pied.

A Cravinhos j'ai visité une fazenda dans laquelle on avait récolté 3.000 arrobas de café marchand sur 1 2.500 pieds de caféier Amarelho, c'est donc une récolte énorme de 240 arrobas par 1000 pieds, ou de 3 k. 600 par caféier.

La plantation de San-Martinho, à M. Prado, renferme 1.750.000 caféiers dont le rendement annuel moyen est de 120 arrobas par 1 .000 caféiers, ou de 1 k. 800 par arbuste ; en 1901 le rendement total de cette splendide plantation a été de 4.500.000 kilos ; chaque caféier a donc donné, cette année-là, plus de 2 k. 500 de café marchand.

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