‹ Culture pratique du caféier: et préparation du caféChapitre 14 sur 31 · FRUCTIFICATION · texte numérisé non relu

FRUCTIFICATION

Dans les très mauvaises années, la récolte s abaisse à 50 arrobas par 1.000 pieds, mais ce résultat est exceptionnel pour la région de Riberao-Preto et tous les planteurs se sont accordés pour accuser des récoltes moyennes de 1 k. 500 par arbuste et par an.

Les caféiers, dans ce pays, sont plantés en général en carré à 16 palmos soit 3" 52, ce qui donne 805 arbres à Thectare.

La récolte moyenne à l'hectare est donc d'environ 1.200 kilogrammes, mais elle peut, dans les meilleures terres de la région, s'élever à près de 3.000 kilogrammes.

Près de Campinas, dans les terres granitiques, les rendements sont un peu inférieurs et ne dépassent guère 80 arrobas par 1.030 pieds, soit 1 k. 200 par caféier. Plusieurs planteurs cependant obtiennent des récoltes moyennes sensiblement égales à celles indiquées pour Riberao-Preto.

Les plantations situées dans les basses altitudes dans l'État de Rio de Janeiro et de Santos, produisent beaucoup moins.

On cite des fazendas sur lesquelles la production moyenne par arbuste n'excède pas 300 grammes, c'est fort peu, mais les plantations donnant une moyenne de 500 à 800 grammes de café marchand par arbre ne sont pas rares dans les environs de Campinas.

A la Guadeloupe, au camp Jacob, à 600 mètres d'altitude environ, la production moyenne est de 600 kilos à l'hectare. Les arbustes sont plantés à 2 mètres, le rendement annuel moyen par caféier est donc de 240 grammes.

A la Jamaïque, à Moy Hall, chez M. le capitaine Taylor, entre 1.400 et 1.500 mètres d'altitude, les caféiers plantés à 6 pieds d'intervalle donnent une récolte moyenne de 700 livres anglaises par acre. ^L'acre égale 42 ares 45 et 112 livres anglaises équivalent à 50 kilos).

Cueillette, — L'époque de la récolte varie naturellement avec les pays. Dans certaines régions le caféier porte des baies mûres pendant toute Tannée. C'est le cas pour la Jamaïque, cependant c'est en mars, avril et mai que les arbustes portent la plus grande quantité de cerises mûres ; en août et septembre on ne cueille pour ainsi dire pas.

A la Guadeloupe la maturation se produit surtout en novembre et décembre.

A Madagascar, dans le centre de Tlle, le café commence à mûrir au début de juin et la maturation est terminée dans la (ind^août. Le reste de Tannée, les arbustes ne portent pas du tout de baies mûres.

Au Brésil, dans TÉtat de Sao-Paolo, la maturité commence dans la fin d'avril et se termine dans la fin d août comme à Madagascar, le reste de Tannée on chercherait en vain des cerises mûres sur les caféiers.

Dans les plantations de moyenne et petite étendues, et dans les pays où les caféiers portent, pour ainsi dire, toujours des baies à tous les états de développement, la cueillette ne peut être faite qu'au fur et à mesure de la maturité.

Les ouvriers munis de corbeilles passent périodiquement dans la plantation et récoltent les cerises mûres qu'ils rencontrent.

Là où Ton ététe les caféiers, le travail de cueillette ne présente aucune difficulté, ailleurs les ouvriers doivent se servir d'échelles légères pour atteindre les branches du sommet.

Ajoutons que toutes les fois que on voudra obtenir un café de !■* qualit(% il sera absolument indispensable de ne cueillir les baies que lorsqu'elles seront parfaitement mûres.

Au Brésil, Tétendue considérable des plantations et la pénurie de main-d'œuvre ne permettent pas de prendre autant de précaution.

On cueille presque partout en une seule fois. Il y a lieu de remarquer que dans ce pays le caféier se comporte d*une façon spéciale. La maturité est plus régulière qu'ailleurs et ce procédé de cueillette présente, pour la région qui nous occupe, le minimum d'inconvénient.

Il ne saurait être mis en pratique à la Jamaïque par exemple, où, comme je Tai dit plus haut, les caféiers portent en même temps, des baies mûres et d'autres à peine formées pendant presque toute Tannée.

Naturellement, on choisit pour commencer la cueillette, les carrés les plus avancés, et les planteurs soigneux font exécuter la récolte en deux fois. Les caféiers les plus hâtifs sont tout d'abord dépouillés de leurs baies. Ceux dont la maturité est moins avancée sont laissés, on les cueille plus tard.

Les cueilleurs brésiliens procèdent, pour débarrasser les arbustes de leurs baies, à la manière des cueilleurs de feuilles d'ormeau de France.

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