‹ Culture pratique du caféier: et préparation du caféChapitre 2 sur 31 · Orthographe portugaise · texte numérisé non relu

Orthographe portugaise

Pa^c i.

Caféier Mara^^n^ipe.

tion ; toutes les personnes que j'ai consultées à ce sujet, pendant nion séjour dans TÉtat de Sao-Paolo, sont unanimes pour reconnaître que le café Amarello est une variété très intéressante, productive, qui fournit un café très uniforme et très apprécié.

Plusieurs fazendas importantes agrandissent leurs plantations de caféier Amarello. C'est le cas pour la fazenda San-Martinho où Ton projetait en 1902 de mettre en terre plusieurs centaines de mille pieds de caféiers de Botucatu.

Le caféier Maragogipe se distingue à première vue du Coffea Arabica ordinaire ; il atteint de beaucoup plus grandes dimensions, ses ramifications sont plus dressées, ses feuilles sont plus grandes, sans toutefois atteindre des dimensions exagérées, comme on l'indique dans quelques ouvrages.

Elles sont plus lancéolées et très gaufFrées, la longueur du limbe n'excède guère 18 à 21 centimètres et la largeur de 8 à 12. La pointe qui termine le limbe est très accentuée et longue. Lorsqu'elles sont jeunes, les feuilles sont très retombantes, c'est là un caractère qui frappe à première vue, parce qu'il donne â l'arbuste un aspect spécial et très différent de celui que présente le type.

La cerise est de dimension beaucoup plus considérable. Ses graines atteignent presque la grosseur de celles du caféier de Libéria, elles conservent cependant la forme de celles du caféier d'Arabie ordinaire

Le principal reproche qu'adressent les planteurs au caféier Maragogipe, c'est son manque de fécondité. Il est, en effet, surprenant de voir, à côté de caféiers ordinaires rachitiques rompant sous le poids des cerises, ces grands arbrisseaux vigoureux ne portant presque pas de fruits.

De plus, dans les plantations où il n'existe pas une quantité suffisante de maragogipe pour qu'on puisse en faire des lots, les gros grains qu'il fournit restent mélangés aux cafés ordinaires et les déprécient en leur enlevant leur uniformité. Quelques personnes ont dit devant moi, que les lots de maragogipe étaient peu prisés en Europe à cause de leur taille trop grande ; cet avis est sujet à controverse et tous les planteurs ne sont pas d'accord : ainsi, à la fazenda Dumont, appartenant maintenant à une Compagnie anglaise, le café maragogipe est estimé. On en fait des lots uniformes, qui obtiennent toujours de très hauts prix sur les marchés de Londres.

En somme, je crois, et c'est là une appréciation toute person-

nelle, que le caféier Maragogipe est peu recommandable à cause de son manque de fécondité.

Probablement en raison de la dimension de ses feuilles, on avait pensé, à un moment, que le caféier maragogipe résisterait mieux à THemileia que le C, Arabica type. Les essais entrepris à ce propos n'ont pas donné de résultats brillants. On peut sans crainte avancer que le caféier Maragogipe ne résiste nullement au parasite. J*ai pu personnellement le constater dans une plantation de la province de Farafangana, qui en possède un certain nombre de plants.

Le Caféier Murtha, dont quelques auteurs font une espèce (Co/fea myrtifolia), diffère du type par la petitesse de ses feuilles dont la surface est environ trois fois moindre.

C'est ime forme peu vigoureuse, à ramifications courtes, à feuilles très rapprochées et très persistantes, ce qui est un inconvénient pour la cueillette comme on la pratique au Brésil.

En général, les planteurs estiment peu le café murtha, il en existe très peu dans les plantations brésiliennes.

Le D' Baretto croit cependant cette variété capable de rendre des services dans les régions un peu froides où le café nacional souffre.

Sur sa propriété de Pirituba, il possède une plantation de caféiers murtha dont il est satisfait.

Le café Leroy de Bourbon, trouvé accidentellement, paraît-il, dans les plantations, fournit un grain très petit, de forme très caractéristique. Au lieu d'être arrondi aux extrémités, le grain est nettement pointu; il est du reste connu dans le commerce sous le nom de « Bourbon pointu ». On reproche à ce café de manquer d'arôme; j'ai eu Foccasion de le consommer à Madagascar, et je Tai toujours trouvé exquis. Le café Leroy a des feuilles plus petites et plus rapprochées que celles du caféier ordinaire, il est rustique et a rendu, à ce titre, des services à Bourbon.

Comme je Tai dit précédemment, une foule d'autres formes existent dans les pays producteurs de café ; ainsi on parle fréquemment du café de la « Blue mountain » de la Jamaïque, certains pépiniéristes, de différents pays, vendent sous ce nom des plants de caféier qui ne présentent en somme aucune différence avec le Coffea Arabica type.

Je ne sais si ce café de « Blue mountain » transporté ailleurs fournit un café aussi estimé que celui qu'il donne à la Jamaïque, mais je suis porté à croire que la valeur commerciale de son produit

Pafre t\.

Caféier Maraji^o^'ipc.

est due bien plus au milieu dans lequel il croît, qu'à la forme ellemême, et je pense que ce caféier qui donne à 1 .500 mètres d'altitude, dans des terres pierreuses et très saines, un café excellent fournirait un produit médiocre s'il était transporté dans les plaines et cultivé sur des sols plus humides.

On ne peut donc, à mon sens, accorder à toutes ces formes qu'une valeur essentiellement locale, et il serait oiseux et long de vouloir les décrire.

L'apparition de VHemileia vastatrix dans tous les pays baignés par rOcéan indien, et la destruction à peu près complète des caféières existantes, ont amené toutes les personnes s'occupant d'agriculture tropicale à rechercher des espèces et des variétés plus rustiques, donnant des produits consommables.

La première espèce qui parait avoir attiré Tattention est le C. liberica, dont la rusticité est très grande.

Me proposant de consacrer une notice spéciale à cette espèce, je ne m'étendrai pas plus sur elle ici.

Le C. liberica, qui possède de réelles qualités au point de vue de la rusticité, produit malheureusement un café médiocre, et les recherches ont continué dans le but de découvrir une espèce pouvant, tout en résistant à l'Hemileia, fournir un café capable de remplacer celui du C. arabica.

Parmi les introductions qui paraissent être les plus intéressantes, il convient de citer le C Stenophylla dont le produit est, paraît-il, de bonne qualité, et dont la résistance à l'Hemileia semble suffisante.

Le C. Congensis^ introduit à Madagascar par le Jardin Colonial, est un arbuste qui présente des feuilles gauffrées, d'un vert beaucoup plus clair que celles du C. Arabica, les fleurs sont également un peu différentes.

Les baies sont plus petites que celle du caféier d'Arabie, elles sont d'un beau rouge vif à maturité, la peau est peu épaisse, la pulpe peu abondante : les grains sortent avec une facilité extrême de la cerise, par conséquent on ne rencontrera aucune difficulté pour la préparation.

La résistance de cette espèce à l'Hemileia semble absolue. A la Station d'essais de Tamatave où je l'ai observée, je n'ai jamais vu une seule tache d'Hemileia sur ses feuilles, cependant que les Coffea Arabica périssaient, tués par le parasite. La valeur commerciale du C. Congensis n'est malheureusement pas encore établie.

Le C. Canephora introduit depuis peu à Madagascar par le Jardin Colonial semble, lui aussi, résistant.

Il est cependant sujet aux attaques du champignon lorsqu'il est en pépinières. Les. grains sont de belle forme et de grosseur

Caféier hybride Libéria arabica.

moyenne. Si, comme on le dit, la qualité du café qu'il produit permet de le présenter avantageusement sur les marchés d'Europe, cette espèce, ainsi que le C, Congensis, est certainement appelée à un grand avenir.

ColVca cMMiffciisis inti'ocluil ù Miidn^^ascar par le Jardin colonial.

On cultive dans les jardins botaniques nombre d'autres espèces, C. jasminoïdes, etc., etc., dont la valeur est essentiellement botanique. En somme, jusqu'à ce jour, malgré des recherches opiniâtres et de très intéressantes introductions, aucune espèce n'a paru douée des qualités suffisantes pour pouvoir remplacer avantageusement le C. Arabica. Il est prématuré de recommander aux planteurs de se lancer dans la culture de telle ou telle espèce.

Dans divers pays, et plus particulièrement aux Indes Néerlandaises, on a essa3'é d'obtenir des hybrides de C. Arabica et de G. liberica.

La valeur des plants ainsi obtenus n'est pas encore établie d'une manière bien précise^ il est impossible, quant à présent, de se faire une idée de la place qu'ils prendront à l'avenir dans les cultures.

En 1900, la Direction de l'Agriculture a reçu de Java un certain nombre de caféiers hybrides. Plantés à la station d'essais de l'Ivoloina, ces arbustes s*y sont mal comportés.

La plupart d'entre eux ont végété misérablement, beaucoup sont morts.

Cet insuccès ne peut être imputé à l'Hemileia vastratix.

Les caféiers hybrides n'ont, pour ainsi dire, pas été attaqués par le parasite. C'est à peine si nous avons observé quelques taches sur un petit nombre d'entre eux.

Il serait peu sage de tirer des conclusions fermes de ce premier essai et d'en déduire que les caféiers hybrides ne pourront rendre aucun service à Madagascar.

Il suffit d'enregistrer cet insuccès et d'espérer que dans un autre sol ou dans des conditions de climat et d*abri différentes, les résultats seront meilleurs.

Ajoutons que les hybrides produisent des cerises plus petites que celles du C. liberica, mais leurs enveloppes sont aussi résistantes et il semble que l'on doive rencontrer les mômes difficultés pour les dépulper.

Pa^fc 11.

\^n plan de Caféier.

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