ABRICOTIER
porle- greffes sont les Pionniers Saint-Julien et Mirobolan^ pour les terres fortes et fraîches. En Provence, on greffe principalement sur amandiet^ plus résistant en terres sèches, mais la soudui^e avec cette greffe est moins solide : il faut procéder à un surgreffage avec le pécher.
Greffe en fente en février, en écusson fin juin.
Plantation en basse tige à cause des vents violents : en verger, à haute tige, Tabricotier est plus productif : souvent il abrite des cultures arbustives intercalaires ; à basses tiges, il protège des légumes, etc.
Fructiheation. — Les variétés sont nombi^uses. Dans le commerce on les désigne d'abord par un nom général de région, abricot de Lyon, de Çkrmont, d'Ai%non,du Midi.
Le Vaucluse produit à Sénas, Doublon, Barbentane, Châteaurenard, des fruits recherchés par la confiserie. Avignon est un grand centre d'exportation.
On donne le nom ^'abricot du Midi à tous ces fruits de la région méridionale Est principalement. Dans le Var, le Royal hâtif mûrit vers le 15 juin, et du 10 au 25 juillet on a VAbricot^Péche, le Boucaruvdey le- Précoce d'Alexandrie et le Précoce de Sardaigne (Saint-Jean) hâtif, mais à petits fruits. Le Comice de Toulon est un bon fruit.
Dans le Vaucluse, on apprécie Précoce de Roublon, Gros Luizet, Gros muscat.
Dans les Pyrénées-Orientales : Rouge hitif. En Corse : Gros abricot et Musçatelo.
Dafis les années de grande production, comme en 1904, par exemple, les abricots se vendaient à des prix infimes. D'autre part, la concurrence des conserves américaines est très préjudiciable au marché français (1).
Emballage. — Seuls les fruits de choix sont emballés en caissettes garnies de rognures de papier ; les autres, en paniers avec lits de paille.
(1) Voy. Arnou, Manuel du confiseur-liquoriste. Paris, 1905, ai licle Conserves de fruits.
Dans le Nord de TAfrique Taire de végétation de Tabricotier ne dépasse pas l'entrée des Hauts-Plateaux qu'il craint, mais il redescend vers les parties sahariennes, et se montre sous forme de gros arbres, à très petits fruits, qui sont séchés et vendus dans les marchés du Sud. Sa fructification soit par des gelées tardives, soit par des atteintes de siroco, est loin d'y être régulièrement assurée ; aussi l'abricot n'a-t-il pas pour la nourriture des indigènes l'importance que certains lui atUibuent.
Cet arbre se comporte mieux dans le climat marin ; cependant Fabi icot n'est pas abondant et sa saveur est imparfaite. Quelques variétés dites arabes ont de très petits fruits assez parfumés, mais à chair un peu sèche.
Dans les meilleures variétés on cite : Musqué d'Alger^ Précoce d'El-Biar (Jardin d'Essai), Commun du lac (idem). Pêche, Précoce d'Espéren, Gros commun de Beaugé hâtif. Toutes les variétés de la Provence sont à recommander.
Maladies et parasites. — Les arbres trop taillés ou en mauvais sol ont la gommose, à laquelle ils ne résistent point.
Lne pyrale, Tortrix pruniana vit autour du noyau.
2. Amandier. Amygdalus communis Lin. — Grand arbre des Rosacées-Amygdalées dont l'aire de végétation favorable est le bassin méditerranéen avec son climat marin : c'est le principal sujet pour la culture fruitière dans les terres pauvres, sèches et rocailleuses de la Provence, les plaines arides et pierreuses de la Crau, etc. et en général les pays à pluie limitée et saisonnière; mais il faut que ses racines puissent s'étendre et ne pas rencontrer des sous-sols froids et argileux. Si l'arbre est rustique, la fructification est des plus délicates : il subit facilement les premières impressions de la chaleur et entre aussitôt en végétation, mais le moindre refroidissement compromet sa floraison : sa fructification est donc des plus aléatoires. Son exposition à l'abri des vents du