Jujubier, Zizyphus vulgaris Lamk
Rhamnée arborescente très épineuse du bassin méditerranéen, à fruit de la dimension d'une très forte olive et charnu, quand l'arbre est cultivé (fig. 49). A l'automne on trouve la Jujube à l'état frais sur les
Fig. 49. — Ziziphus vulgaris (jujubier).
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marchés de la Provence et de l'Algérie, mais elle est principalement employée pour la pharmacie et pour la confiserie.
Arbre peu intéressant, de végétation lente, se multipliant par semis ou par rejeton.
9. Maclura aurantiaca Nutt. — Morée arborescente de l'Amérique du Nord. Son fruit, quoique dénommé orange des Onagres, n'est pas comestible.
\ 0. Mûriers à fruits. Morus.-— Les Mtiners, de la famille des Morées (Urticées), si répandus dans la région méridionale, proviennent de diverses contrées; ce sont des arbres à feuilles caduques, portant des fruits comestibles, mais d'ordre bien inférieur.
Mûrier blanc, Morm alba Lin. — Très cultivé pour la sériciculture (1) a une abondante fructification estivale : fruit petit, blanc rosé, sans grande saveur, recherché par les volailles.
Mûrier noir, Morus nigra Lin., de l'Asie occidentale, est un arbre très vigoureux, se chargeant de fruits assez gros, d'un rouge noir, juteux, sucrés en même temps qu'acidulés, mûrissant en été. Le jus foncé est employé pour colorer certains liquides, sirops et boissons.
Mûrier rouge, Morus rubra Lin., de l'Amérique du Nord, est un arbre de grande taille, aimant les terres profondes, les ravins frais. Son fruit est assez gros, allongé, à jus rouge et sucré ; mais ce mûrier est surtout un bel arbre à bois de bonne qualité.
Les mûriers se greffent sur franc, mais on peut aussi les bouturer. La culture est celle du Miîriei* blanc de la sériciculture.
11. Néflier. Mespilus germanica Lin. — Petit arbre des Rosacées-Pomacées, indigène en Europe, ne convenant pas aux régions méridionales.
12. Noisetier ou Avelinier. Corylus Avellana Lin. — Cupulifère indigène en France et formant dans la Pro-
(1) Voy. P. Vieil, Sériciculture, Paris, 1905 (Encyclopédie agricole).
vcnce un grand arbrisseau, mais inconnu en Algérie à Fétat spontané. Le Noisetier craint d'ailleurs une exposition trop ensoleillée, les vents secs et les terrains rocailleux et pierreux sans profondeur, compacts et argileux. Les ravins frais exposés au nord lui conviennent mieux dans les régions provençales à orages d'été.
Dans le Midi on plante le Noisetier en lignes plus ou moins écartées pour protéger des cultures intercalaires, fraisiers, pommes de terre, violettes, etc., dont les exigences en fumure et en irrigation profitent aux Noisetiers ; cependant, étant donné le caractère touffu de l'arbrisseau, 100 à 150 pieds à l'hectare sont suffisants.
On élève le Noisetier sur basse tige, on le dispose en gobelet et la taille consiste principalement dans la suppression des trop nombreux rejets de la base. La taille des rameaux doit être sobre et ne se faire qu'en hiver quand les fleurs femelles sont bien apparentes, car la fructification se produit sur les rameaux latéraux âgés de deux ans (fig. 49) et ces derniers ne refructifient plus.
Multiplication. — Facile et rapide par rejeton jeune et vigoureux éclaté de la touffe ou mis préalablement en pépinière. Le marcottage par couchage est également une pratique des plus simples.
La greffe des bonnes variétés se fait en fente sur le collet de la racine et en hiver.
Dans une plantation bien entretenue, une bonne récolte a lieu vers la cinquième année de mise en place.
Vers la dixième année la fructification s'affaiblit : on a intérêt à rajeunir le sujet par un recépage radical; on dirige alors ses nouvelles pousses.
Le Noisetier a beaucoup de bonnes variétés de qualités diverses par la grosseur et la forme des noisettes.
Les principales variétés sont :
Noisetier de Provence, dont le fruit rond est connu sous le nom d'Aveline de Provence.
Noisetier à fruit blancy ou noisette blanche longue.