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POIRIER

surtout dans les Pyrénées-Orien laies et dans les Basses- Alpes.

On cultive le Poirier de plein vent dans les sols profonds, silico-argileux et frais, mais dans les terrains calcaires ou compacts sa végétation est lente. Sa floraison parfois trop précoce l'expose à des accidents météoriques ; aussi, tout en le plaçant au nord, il faut lui éviter les courants froids.

Plantation à haute ou basse tige. Porte-greffe suivant les terrains. La taille est assez supportée, en vase ou en pyramide, mais il ne conviendrait pas de chercher à obtenir des formes parfaites. 11 vaut mieux, après avoir guidé la charpente, ne procéder qu'à des émondages ou au maintien de l'équilibre.

Multiplication. — Le semis ne produit pas la variété qui est fixée par la greffe seule.

Le sujet de semis constitue le Franc sur lequel on greffe la variété destinée à être plantée en terrain aride, mais profond : si la fructification est tardive sur ce sujet, et le fruit moins gros, l'arbre a une plus longue durée.

Par contre, si le terrain est de bonne qualité et frais, on greffe sur Cognassier : la fructification est hâtive, belle et abondante, mais l'arbre s'épuise rapidement.

Dans les plus mauvais sols V Aubépine et le Sorbier, généralement peu employés, servent parfois de sujet.

Les jeunes sujets sont greffés en écusson à œil dormant, et les tiges formées en fente ou en couronne.

Fructification. — Les variétés du Poirier sont innombrables; on les classe en fruits d'été, d'automne et d'hiver, et dans chaque groupement on trouve des destinations diverses, poires à couteau, à cuire, à boisson.

Sauf quelques exceptions, les poires de la région provençale ont peu de saveur, bien que parfois juteuses. Les variétés précoces, si elles sont de qualité médiocre, ont au moins l'avantage d'être soustraites aux accidents de l'été.

Les poires de première saison sont : Gros Blanqvet des confiseurs, Saint-Jean et ses variations, qui arrivent fin juin, Cuisse de dame, Beurré d'Amanlis, Doyenné de Juillet (premiers jours de juin). Poiré ve^^t de Provence^ Poire dorée de Nice, Madame Treyve, Grise-Bonne, cultivée en Ligurie.

Fruits d'automne : Beurré d'Hardenpont, Beurré gris. Duchesse d'Angouléme, Louise-bonne d'Àvr anches.

Fintits d'hiver : Bon chrétien d'hiver, Bergamote Espàen, d'assez bonne conservation, Martin sec, aux environs de Nice, etc.

La Boyale d'hiver est très populaire en Provence.

Dans le Nord de l'Afrique le Poirier se trouve encore dans de plus mauvaises conditions d'existence qu'en Provence : s'il remonte jusque vers les Hauts-Plateaux en arbre assez fort, il est dans le plus grand nombre des cas stérile ou ses fruits peu abondants sont de médiocre qualité.

La place de cet arbre est plutôt dans les montagnes et dans les ravins frais à l'exposition du nord, que sur le littoral et dans les plaines. Parmi les variétés les plus hâtives et donnant des résultats approximatifs en Algérie, il faut choisir Saint-Jeàn ou Citron des Carmes^ Roux Carcas, Coloré de Juillet, Beurrés d'Amanlis et Bîiïlet, Bon Chrétien Williams, etc., et quelques variétés dîtes espagnoles non dénommées. En général, ces fruits peu abondants, sont sans saveur et rarement indemnes des ravages des vers.

Maladies et parasites. — En Provence comme dans le Nord de l'Afrique, les altérations du Poirier sont nombreuses et plus ou moins accusées par places.

Dans les insectes ravageurs se trouvent :

Anlhonome, Cher mes. Puceron, Tigre du poirier, \ei Pyrale des poires et des pommes, puis les Cétoines,

Dans les cryptogames, des taches ferrugineuses envahissent les feuilles et deviennent indurées : Gymno-

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