LAURIER
Pas assez connues en Algérie, ces deux espèces, qui sont certainement les plus intéressantes pour la zone, ont une grande ressemblance et sont très répandues dans la Basse -Provence où elles supportent des froids très marqués : elles y constituent des Palmiers d'alignement et de bordure de route.
On peut les planter en forts sujets, avec une préparation préalable, car la moindre atteinte aux racines cause la perte de beaucoup de fouilles.
Un bel échantillon de W, filifera se trouve à la pépinière de Misserghin, près d'Oran.
Ces Palmiers seraient intéressants pour les villes de faible altitude dans le Nord de l'Afrique.
Parmi l«s autres végétaux dont le commerce est important dans le Midi, il faut signaler principalement :
1. Araucaria excelsa R. Br., grande Conifère australienne, à branches verticillées, qui jeune est recherchée pour l'ornementation des appartements. Autrefois la Belgique avait le monopole de cette production qui lui est actuellement disputée par les cultures du Golfe Jouan.
Culture difficile sinon impossible en Algérie, à cause d'une cochenille à fumagine, Eriococcus araucarias,
2. Cordyline et Dracœna divers, genres de Liliacées confondus en horticulture qui ont eu en Basse-Provence une grande vogue, maintenant bien atténuée, notamment Cordyline indivisa Kunth, Nouvelle-Zélande.
3. Cycas. — Parmi les Cycadées, seul le Cycas revoluta Thunb, Japon, aune valeur commerciale ; cette plante se plaît sur le littoral est de la Provence.
4. Laurier d'Apollon, Laurus nobilis Lin. Laurinée spontanée, mais nullement employée par l'horticulture méditerranéenne. Par contre, le Laurier est en Belgique l'objet d'un commerce important.
Dans le groupe des végétaux qui donnent aux jardins de la zone un caractère de végétation tout particulier, Rivière et Lecq. — Cultures du Midi, 25
il convient de citer quelques espèces parmi les plus intéressantes .
Cette flore horticole est plus riche sur la Côte d'Azur que sur celle de l'Afrique où les résultats de la colonisation agricole ne sont pas encore assez affirmés, surtout au coui^ de la longue période de crise viticole qui y sévit, pour permettre encore Fembellissement de la propriété. Néanmoins on y tmuve parfois de beaux exemplaires des espèces signalées ci-dessoi»s.
Araucaria. — Ce genre, qui se plait sur les deux rives, renferme des espèces remarquables par leur taille : Araucaria excelsa, R. Br., Nouv.-HoÎL, A. Cunninghami Steud, Nouv.-HolL, Cooki, R. Br. Nouv. Cal., Bidwillii Hook, Australie, Rulei Lindl, Nouv. -Cal., puis, plus petit A. elegans, variété naine du précédent.
Bougainville, — Ces Nyclaginées comprennent plusieurs espèces fortement sarmenteuses remarquables par la couleur éclatante des bractées qui accompagnent les fleurs d'ailleurs insignifiantes. Dans les meilleures parties de la Côte d'Azur, ainsi que sur le littoral africain, les Bougainvilles, aux environs d'Alger notamment, revêtent maisons et murs de leurs brillantes colorations persistant pendant plusieurs mois, de l'automne au printemps.
Il y a plusieurs espèces confondues en horticulture.
Bougainvillea brasiliemis Neuw., à bractées rougebrique, plus délicate que les autres et de bouturage moins facile.
B, glabra Choisy, Brésil, rose pâle.
B, spectabilis Wild, Brésil, rose plus vif que la précédente.
B, Warcewizzii Hort., coloration rouge violacé, mais de teinte fraîche, plante très robuste.
Mais la plante intéressante par la beauté de son feuillage luisant et frais, l'abondance et la pseudo-pérennité de sa coloration, c'est le B. glabra Sanderiana.
Multiplication par bouture en plein air du bois de
Fig. 56. — Dasylirion longifolium (p. 437).
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