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ABRIS HORIZONTAUX EN COUVERTURE

abri de 2 mètres protège dans la vallée du Rhône une distance de 22 mètres. La zone de protection est subordonnée à Tangle du vent par rapport à l'horizon et à la ^ente du sol.

Le système de protection des cultures est de plusieurs sortes.

En Provence, les abris sont orientés contre le mistral, ordinairement : nord-nord-ouest.

Sur la côte africaine, ils sont établis contre les courants marins, et dans l'intérieur principalement contre le siroco; mais dans le plus grand nombre des cas, il convient de se préserver de tous les vents qui, suivant les saisons, sont glacés ou trop chauds.

Abris horizontaux en couverture, — La culture des plantes d'ornement, sauf pour quelques espèces peu nombreuses, est impossible sans abris en clayonnages horizontaux qui protègent entièrement les végétaux contre les intempéries diverses, y compris l'acuité des rayons du soleil.

En effet, une grêle, un vent desséchant, un rayonnement nocturne ou une radiation solaire trop vive suffisent pour altérer une plante en quelques instants, souvent pour compromettre toute une culture.

A l'abri de ces actions météoriques qui se trouvent atténuées, les plantes restent intactes, plus vertes et plus élégantes à cause du léger étiolement dû à ces conditions artificielles .

Les Kentia, Latania, Coryphaj Cocos, Fhœnix divers, Araucana, etc., pour être verts et bien établis ne sauraient se passer du secours de l'abri, qui devient surtout indispensable au moment de la reprise ou des rempotages. Le Phœnix canariensis, lui-même, si rustique, exige dans beaucoup de cas ces sortes de protection.

L'abri est dans la région méditerranéenne le plus grand auxiliaire du cultivateur aux prises avec les extrêmes atmosphériques : en 1891 et en 1905, on a vu

geler à Cannes et à Nice les jeunes Phœnix cananensis à Pair libre et résister ceux abrités par un simple clayonnage en bruyères.

L'abri le moins coûteux est fixe : c'est une légère charpente ou armature posée sur des piquets et supportant une couverture à claire-voie composée de panneaux faits avec de longs brins de biaiyères ou autres arbrisseaux ou avec des roseaux.

Dans le Midi, la grande Bruyère (Erica mediterranea) joue le plus grand rôle. En Algérie, c'est le Roseau {Arundo donax) entier ou refendu qui est le plus en usage; il est employé plutôt sous forme de claie fabriquée à la machine par rouleaux de 50 à 100 mètres de longueur et d'un mètre, quelquefois plus de largeur : toutes les lames sont reliées par trois fils de fer galvanisés. Les lattes de bois sont plus chères, mais de plus longue durée.

L'usage des toiles est coûteux à cause de leur faible résistance. En résumé, il est plus économique d'établir de suite un abri solide et bien confectionné pour des cultures qui ne sont pas très temporaires.

Ordinairement le clayonnage est élevé de 2 mètres et de 2™,50 pour faciliter le service de la culture, même le passage des voitures attelées, surtout si les plantes exigent l'emploi de couches de fumiers. La culture des Cocos, des Strelitzia augusta, des Kentia Forsteriana, tous sujets recherchés principalement dans les hautes tailles, nécessite des abris d'une plus grande hauteur.

Ce système d'abri fixe en couverture a été appliqué pour la première fois en Algérie par MM. Rivière, en 1868-1869, puis s'est répandu dans tout le Midi de la France, ainsi que l'ont consigné MM. Geoffroy Saint- Hilaire et Quihou dans leur rapport à la Société nationale d'acclimatation de France, en 1875.

Dans une culture abritée au Jardin d'Essai d'Alger, les voitures circulent sous le clayonnage et tout le service peut se faire aisément.

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