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FRAISES

hâtive et produit dès le commencement de mai, la Pointue qui est plus rustique mais moins précoce, ainsi que la Belle Lyonnaise ; il faut ciler aussi la MargueiHte Lebreton, i)»' Morère, la Victoria, très rustique, la reine Active, etc.

Plantation, — La plantation se lait en juillet au moyen de plants prélevés en mottes dans un carré à supprimer. La plantation est en pleine production dès Tannée suivante : c'est la première récolte qui est souvent la plus abondante.

Les plants, à 30 centimètres les uns des autres, sont disposés sur 3 lignes formant des plates-bandes séparées par une rigole d'irrigation de 45 à 50 centimètres de largeur. Les plants de fraisiers sont renouvelés tous les trois ans.

Les plantations sont protégées contre les vents au moyen de claies en roseaux disposées de TE. à l'O. :

En Vaucluse, la formule d'engrais conseillée par M. Zacharèwicz est la suivante :

Fumier de ferme 10 000 kilogrammes.

Superphosphate de chaux. . 300 —

Chlorure de potassium 200 —

Soins culturaux. — Les soins de culture consistent en binages légers répétés aussi souvent qu'il est nécessaire pour maintenir l'ameublissement superficiel du sol : les arrosages doivent être conduits judicieusement et selon les exigences de la saison, car un excès serait nuisible. A l'automne on recouvre le fraisier de fumier de ferme pour le protéger contre le froid, et après la cueillette des fruits on enlève les rejetons de manière à maintenir les plants de fraisier en touffes.

La cueillette des fraises commence dans les derniers jours d'avril et se continue jusqu'à la mi-juin.

Le rendement à l'hectare varie de 5 000 à 12 000 kilogrammes de fruits. M. Zacharèwicz estime à 50 francs le prix moyen de vente par quintal : ce qui donnerait un

produit brut de 2 500 à 6000 francs et, en défalquant les frais estimés à environ la moitié du produit brut, il resterait net 1 200 à 3 000 francs de bénéfice par hectare.

Indépendamment de la production de la fraise en pleii^ champ, il y a aussi la 'culture sous châssis : pour celle-ci, qui rentre plutôt dans le cadre de l'horticulture, nous renvoyons aux ouvrages spéciaux.

En Alijérie et en Tunisie la culture de la fraise peut donner des résultats avantageux au voisinage des grands centres : mais il serait imprudent de viser l'exportation des produits. Les avantages dus à une précocité relative sont annihilés par la lenteur et les défectuosités des moyens de transport qui ne permettent pas de présenter les fruits sur le marché dans les conditions de fraicheur que le producteur du continent, grâce à des emballages appropriés, à des trains rapides, à des aménagements spéciaux de wagons, peut seul obtenir. En Algérie et en Tunisie le cultivateur ne doit avoir comme objectit* que d'alimenter les marchés locaux qui du reste paient les fraises à un prix qui, eu égard à la qualité, serait difficilement atteint comme moyenne sur les marchés européens.

Grec, Culture des fraises primeurs {Riv. de Vitic, 24 décembre 1903). — J.-M. Buisson, Les emballages de la fraise {Journal d'agriculture pratique)y année 1901, p. 627 et 696). — Mi:<angoin, Culture de la fraise en Tunisie (Bulletin de la Direction de r.\griculture, Tunis, 15 avril 1898). — Zacharkwicz, Le Vaucluse agricole, p. 133).

8. Haricot vert de primeur, Phaseolus vulgarisLm, - Le haricot est très sensible à la gelée : il nepeutétre semé en pleine terre qu'après la saison des froids, en avril dans le Midi et en mai dans le Nord de la France. Dans les régions méridionales on le cultive surtout en vue de la production des jeunes gousses qui, sous le nom de haricots verts, d'aiguilles ou de filets sont consommées avant que les graines ne se soient développées.

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