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HARICOT VERT

gousses en décembre. Mais à cette époque la réussite de la culture est assez aléatoire, on a à redouter la grêle et la gelée, car l'usage des abris ne s'est pas encore répandu. On se contente de protéger chaque plant de haricot au moyen de petits paillassons fixés dans un morceau de roseau fendu et enfoncé obliquement dans le sol au-dessus de la plante.

On sème environ 150 à 160 kilogrammes de grains par hectare, en poquets de deux à trois grains distants de 30 centimètres sur la ligne et de 40 à 50 centimètres entre les lignes ; on sème sur billon de manière à pouvoir arroser.

Pour les expéditions qui se font du 15 avril au 15 mai, on sème du 1*=' janvier au 15 février. On ne récolte en vert que jusque dans le courant de mai; à partir de cette époque l'exportation n'offre plus de prix avantageux: il est préférable de laisser mûrir pour récolter en sec.

Le poids total de la récolte est évalué à 2 5C0 à 3000 kilogrammes par hectare pour la culture d'hiver.

Une culture de haricots verts bien réussie peut donner à l'hectare un bénéfice net de 1200 francs. Quand les prix sont soutenus en France, que la demande est active, le quintal se paie 150 francs, et même, mais tout à fait exceptionnellement, 250 francs. Il faut, bien entendu, une marchandise de premier choix, des gousses fines, régulières : les grosses gousses sont dépréciées ; encore les hauts prix ne se pratiquent-ils que dans un très court délai et pour de petites quantités.

Le haricot beurre du Hamma cultivé au Jardin d'Essai, puis répandu dans la région, est une excellente variété, acceptée depuis peu par l'exportation, hâtive et de culture économique.

Les haricots sont expédiés dans des corbeilles qui contiennent de 12 à 15 kilogrammes; quelquefois on emploie des corbeilles de 20 à 25 kilogrammes.

Accidents et maladies. — Cette culture redoute,, même en Algérie, les gelées et la grêle. Parmi les parasites

cryptogamiques il faut citer la rouille {Uromycesphaseoli), le Sclerotinia libertiana, Vlsariopsis griseoh, etc.

Les pucerons fatiguent beaucoup les cultures; il en est de même d'un petit acarien, Acarus cinnabrinus. A signaler aussi la bruche, Valtise potagère, etc. 9. Melon. Cucumis melo Lin. — La culture de cette Cucurbitacce annuelle a une grande importance dans la région méditerranéenne où ce fruit est produit soit en vue de la consommation locale, soit en vue de l'exportation. En Vaucluse, particulièrement dans la région de Cavaillon, on pratique sa culture en plein air.

Dans un terrain défoncé dès janvier et bien fumé, protégé contre les vents par des abris en roseaux secs placés de 10 mètres en 10 mètres, ott-dispose 4 rangées de melons dont la première est à 1 mètre au sud de la haie. On sème en mars. Les graines sont placées à une distance de 0™,90 sur des ados dirigés de Test à Touest et dont la partie creuse sert de rigole d'irrigation. On abrite ces plants dans leur jeune âge.

Quand les plants possèdent leur cinquième feuille, on pince au-dessus de la quatrième et on enlève les bourgeons des troisième et quatrième feuilles. On fait ainsi développer les branches latérales qui sont pincées ellesmêmes lorsqu'elles présentent 10 à 12 feuilles et donnent des branches transversales que l'on arrête au-dessus du fruit conservé sur chaque branche. La récolte commence dans les premiers jours de juillet.

Par la culture sous châssis on arrive à produire le me^ Ion vers le milieu de juin. Dans ce cas le semis est fait sur couche vers la fin de février en disposant les plants à 10 centimètres en tous sens, afin de pouvoir les enlever en mottes. En mars on repique sur une nouvelle couche en espaçant davantage (15 centimètres) ; enfin en fin avril on repique une dernière fois sur couche dont la terre est fortement fumée et disposée en ados avec rigoles pour l'arrosage.

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