MELON
On pratique aussi la culture sous châssis avec thermosiphon : ce qui permet de récolter en fin avril. Dans ce cas le prix de vente est en moyenne de 10 francs pièce (1).
On peut arriver au même résultat par l'emploi du fumier de ferme dispo*sé en couches.
Le sol étant creusé à 90 centimètres de profondeur, on y dispose 65 centimètres de fumier de cheval fortement tassé, puis au-dessus 25 centimètres de terre sur lesquels on repique en fm février les plants que Ton recouvre de châssis.
Dans le Nord de l'Afrique le melon est cultivé en plein air en terre sèche ou en terre irrigable ; mais l'Espagne par ses importations concurrence cette production, surtout dans le département d'Oran.
Pour produire le melon à l'irrigation, on recherche particulièrement les terres perméables ; dans les terres argileuses, s'égoutJant mal, les produits sont de qualité inférieure. Certaines régions de l'Algérie donnent des melons supérieurs à ceux des autres régions.
Ce sont les plaines irriguées du département d'Oran qui livrent les premiers produits (Relizane).
Voici pour la région de l'Arba (près Alger) le compte de culture du melon.
Labour préparatoire 30 francs.
— de défoncement 120 —
Fumure et transport 90 —
Rayonnage et rigoles d'irrigation. ... 20 —
Trous et épandage du fumier 40 —
Semis 15 —
Piochage 30 —
Arrosage et eau 130 —
Ramassage des melons 60 —
Gardien pendant deux mois 35 —
Location du terrain 65 —
Transport et frais de marché 70 —
Frais à l'hectare 705 francs.
(1) Voir Zacharkwicz : La culture des primeurs dans le Midi (^er. de ^itic, t. 1, 1901, p. 158).
i30 PRODUCTION DES PRIMEURS.
On sème du 5 au 15 avril. On commence à récolter -du !«' au 10 août pour terminer la récolte du 1«^ au 15 septembre.
Le rendemant moyen de 5 années est évalué par hec tare et par an à 5650 fruits d'un prix moyen de 15 fr. 40 le cent, soit 870 francs.
Maladies et parasites. — Les mulots dévorent les graines, les courtilières et les vers blancs détruisent les jeunes plants. Pour arrêter les dommages causés par les pucerons et particulièrement FA carws cucumeris, il faut recourir aux insecticides. La nielle se développe par excès d'humidité. Le Peronospora du melon est combattu par les préparations cupriques. Enfin un Oïdium est très <îommun sur les Cucurbitacées : on le combat par des soufrages répétés.
10. Pastèque ou Melon d'eau. Citrullus vulgaris Schrad. — Cticurfei/acefeannuelle d'origine africaine cultivée «n été dans les parties les plus chaudes du bassin, dans les terres riches, fumées el arrosées l'été. On sème de bonne heure pour obtenir une maturité précoce. Culture assez semblable à celle du melon, mais sans pincement.
Une bonne variété est la Longue de Cavaillon à graines noires : il y a aussi des variétés d'Espagne, d'Italie et de €hineà graines rouges non sans mérite.
La Pastèque se trouve en abondance sur les marchés provençaux et arabes.
11. Patate Batatas edulis ChoxsY. — Convoi vulacée inter- Iropicale rampante, à racines tubéreuses, très cultivée autrefois dans le bassin méditerranéen d'où elle est chassée par la pomme de terre. La Patate, de culture estivale, par conséquent arrosée, avide de fumier, préfère les terres légères et riches.
Les variétés sont nombreuses : la Blanche ronde est estimée pour sa forme d'extraction facile.
La Rose de Malaga est fine de goût, mais trop sucrée elle plaît moins.