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BETTERAVE

serait-il gravement atteint depuis longtemps en Algérie sans les importations marocaines assez difficiles à chiffrer, mais paraissant varier entre 400000 et 500000 têtes par an.

Ces observations générales s'appliquent également au gros bétail dont Findigène est le principal éleveur, mais sa situation est moins précaire car le lieu d'élevage est limité au climat marin.

La Tunisie, quoique beaucoup moins riche en bétail, n'échappe pas à ces conditions générales et la restriction de ses territoires de parcours créera avant peu de sérieuses difficultés à l'élevage économique, d'autant plus que la sécheresse de son climat lui refuse des ressources fourragères abondantes.

Observations sur les racines fourragères, — En général, les racines et tubercules alimentaires sont peu employés dans Je Nord de l'Afrique parce que leur culture présente des difficultés. En coteau et en terre sèche l'insuffisance des pluies réduit trop les rendements. En plaine, le sol trop compact retient les eaux hivernales ou favorise le rapide développement d'une végétation adventice exigeant de nombreux binages ; puis l'hiver ne convient pas aux pommes de terre, peu aux betteraves, encore moins aux patates et nullement aux tubercules exotiques : l'été il leur faut des irrigations périodiques.

1. Betterave fourragère. Beta vulgaris Lin. La culture de cette Chénopodée présenterait un intérêt particulier dans les régions méridionales où par suite de la sécheresse les animaux manquent de fourrages verts : l'irrigation de printemps et même d'été lui est d'un grand secours.

Cependant la betterave est peu cultivée dans le Nord de l'Afrique, car elle a des exigences de climat, de sol et d'an'osement ; en efîet, dans les régions froides elle ne peut être semée en hiver et dans l'été, sans irrigation, la végétation est suspendue. Cette récolte aléatoire impose

en outre une culture intensive, une sérieuse défense contre les mauvaises herbes et par cela même le semis direct est difficile.

La Géante jaune de Vauriac est une bonne variété qui se prête bien à Tarrachage.

La culture de la betterave est chère : MM. Olivier et

Fig. 13. — Choux fourrfigeis.

Saliba, agriculteurs distingués de la Mitidja, estiment à 467 francs les frais annuels de culture et le rendement de 45000 kilog. à l'hectare non arrosé, mais de culture parfaite avec de nombreux binages. L'irrigation double ce rendement.

Des essais de culture sont aussi faits en Tunisie (1).

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