‹ Cultures du Midi, de l'Algérie, et de la TunisieChapitre 82 sur 167 · BAMBOUS · texte numérisé non relu

BAMBOUS

Au printemps, on les multiplie par éclat de souche ou par bouture de mérithalle portant un faisceau de ramifications, car c'est à la base de ces dernières que se forment les racines (fig. 28).

La touffe ayant tendance à s'exhausser, on plante en contre-bas.

Dans le deuxième groupe, les Phyllostackyées, les espèces sont nombreuses et ont une grande résistance au froid; elles conviennent aux parties montagneuses de la zone, mais n'abordent pas les Hauts-Plateaux africains.

La multiplication par bouturage de chaume et de ses ramifications est impossible dans ce groupe, mais le sectionnement du rhizome en hiver, avec ou sans une partie du chaume, est une opération facile (fig. 29).

Le caractère de ces espèces est d'être très traçant, notamment les Bambusaviridi-glaiicescens Carr., violascens Hort., mitis Poiret. LcBambusa aureaEori. l'est moins; ses touffes sont plus denses : il convient mieux comme brisevents ou haies.

Culture, — La culture des bambous est facile, mais la qualité du sol et les arrosements ont une influence considérable sur la végétation, notamment pour les grandes espèces du premier groupe.

Quant aux Phyllostachyées traçantes, elles sont moins délicates sur la nature du sol et résistent mieux à la sécheresse, leur végétation étant vernale. Les plus fortes espèces de ce groupe sont les Bambusa mitis et violascens.

Les bambous à forts chaumes rendraient des services dans les exploitations du Nord de l'Afrique, car on établit avec eux presque instantanément des abris légers, hangars, séchoirs, etc.

Pour la vannerie, certaines espèces seraient utiles. Déjà à Marseille on renforce les paniers d'emballé.

262 PLVNTES ÉCONOMIQUES DIVERSES.

Fig. 28. — Bambusa macroculmis. — Bouture couchée obliquement après sa deuxième année de végétation.

Page 1