BAMBOUS
lage en roseau avec des lames de bambous prove-
Fig. 29. — Phyllostachys viridi-glaucescens. — Multiplication par rhizome.
nant des canastres ayant contenu les sucres coloniaux.
2. Cardère, Dipsacus fulîonum Lin. — Cette Dipsacée diffère de la cardère sauvage en ce que les barbes des têtes (bractées) au lieu d'être droites sont recourbées comme de petits crochets. C'est cette conformation qui permet l'utilisation de la cardère à foulon pour le cardage des draps fins.
Les capitules doivent être de grosseur moyenne, de teinte jaune blond sans taches noirâtres, à pointes élastiques. Une terre trop abondamment fumée, trop humide donnerait des têtes trop volumineuses de teinte verdâlre ou noirâtre, à pointes molles et sans élasticité et, par conséquent, de moindre valeur marchande.
La cardère exige une terre légère à sous-sol perméable, d'une fertilité moyenne : elle est cultivée dans les Bouches-du-Rhône et en Vaucluse, dans les alluvions de la Durance, dans les bonnes terres à blé. Cette plante alterne, comme le blé et la luzerne, avec les légumes primeurs. Culture inconnue dans le Nord de l'Afrique.
La cardère est bisannuelle ; dans le Comtat on la multiplie en pépinière par semis superficiel à la volée ou en lignes dans un terrain qui a donné une récolle de printemps. Les plants en pépinière sont sarclés, binés et éclair cis.
On met les plants en place à l'automne en lignes distantes de 80 centimètres. Sur la ligne les plants sont séparés par un intervalle de 40 centimètres.
La culture consiste en désherbages et binages, on n'arrose pas d'ordinaire : il faut faire un usage judicieux de l'irrigation pour éviter de produire des capitules trop volumineux.
Dans le courant de mai qui suit la plantation on écime, car la tête prendrait trop de volume. Ce pincement favoi*ise le développement de bourgeons latéraux et de leurs têtes; s'il est nécessaire, on pince aussi les plus vigourtux de ces bourgeons et on règle la marche de la sève de