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NÉFLIER DU JAPON

l'Orient, rustique dans tous les terrains et aux expositions ensoleillées, commune dans toute la région méditerranéenne tempérée où elle paraît subspontanée.

H y a une grande variation dans la grosseur des fruits et dans leur saveur: grenades acides, demi-aigres, douces et presque sucrées (fig. 38).

Le bouturage en février-mars assure la propagation de ces variétés.

On les greffe en pied, en fente, courant février-mars, aussi en écusson.

Fruit de maturité automnale; cueillette à point, au moment de la coloration en rouge. Emballage facile, avant complète maturité.

Les grosses grenades bien colorées, demi-douces sont principalement expoi'tées.

Conservation facile en lieu sec.

11. Néflier du Japon. Bibassier, Eriobotinja japonica Lin. — Petit arbrisseau toujours vert des Pomacées, très rustique dans toute la zone de l'olivier, mais véritablement fructifère sur le littoral provençal et dans tout le climat marin du Nord de l'Afrique.

Fructification de printemps, sur la côte africaine, plus tard en Provence : à certaines expositions et dans des sols p3u compacts, on peut avoir des maturités plus hâtives.

Le fruit, de la grosseur d'une prune ordinaire, jaune doré, quelquefois allongé, ovoïde, à pulpe très juteuse, sucrée en même temps qu'acidulé, rafraîchissante, est estimé et apprécié aux premières chaleurs. Malheureusement cette fructification est trop printanière pour la cùte africaine.

Certains sujets ont des fruits contenant de trop gros et trop nombreux pépins qui réduisent fortement le volume de la pulpe ; aussi a-t-on cherché et obtenu des fruits {^us développés, presque comme de petits œufs de poule et à pépins réduits. La propagation de ces bonnes sortes est due à d'anciens amateurs de la région d'Alger,

Delorme et D*" Liautaud, et remonte aux environs de Tannée 1870.

La culture du Bibassitr est des plus simples : plantation en motte en hiver d'un sujet greffé, en terrain frais ou pouvant être arrosé. En terre sèche, l'arbre est résistant, mais les fruits sont petits et caducs certaines années.

Greffe sur bibassier de semis, sur cognassier et sur aubépine : le premier sujet est préférable.

Greffe en écusson, sur bois de deux ans, en mai-avril suivant les zones. A la même époque on peut également greffer en fente oïdinairement sur sujets plus forts.

Un arbre de cinq ans de plantation commence à fructifier abondamment sur le littoral, surtout s'il a été planté tout formé.

Le plant s'obtient facilement par semis de graines très fraîches.

Les fruits primeurs sont recherchés : s'ils sont de bonne grosseur, on les cueille un peu avant maturité pour l'exportation et on les emballe isolément, entourés de papier, en petits paniers ou caissettes. Les fruits de choix, gros et déjà assez mûrs, sont mis dans un emballage spécial, boîte en carton, à cases dont chacune contient un fruit (emballage des œufs de poule de race, pour couver).

En Provence on se préoccupe de réunir les bonnes variétés de nèfles à exporter.

A maturité complète on peut faire avec ces fruits une sorte de cidre à prix de revient très cher, opération peu à recommander.

Le groupe des Aurantiacées-Hespéridées appartient plutôt à la famille des Ruta'^ées ; il est largement représenté dans le bassin de la Méditerranée depuis une haute antiquité.

Si les collections du bassin méditerranéen se sont

enrichies par Fimportation de quelques formes exotiques, il faut reconnaître aussi que beaucoup d'Aurantiacées qui y étaient cultivées depuis longtemps ont été transportées dans la zone interiropicale où elles ont pu se modifier et créer des races. Les Aurahtiacéts a^permes dont on parle beaucoup en ce moment en Amérique, aux États-Unis, sont des types connus et décrits depuis longtemps par les auteurs français, puisque Risso etPoiteau (1818-1822) en parlent.

Il est peu de points dans la Méditerranée qui ne conviennent à la culture des Aurantiacces, et le littoral étendu du golfe du Lion au nord-ouest de cette zone paraît être la seule région de mauvaise végétation pour quelques-unes de ces plantes.

Sur la côte provençale, surtout vers l'extrême est, ces arbres commencent à donner des résultats économiques depuis Hyères jusque dans la Ligurie, mais principalement, en territoire français, dans tout le cWmat marin de l'Afrique du Nord.

Sur la côte provençale, les Aurantiacées étaient autrefois largement cultivées, et les orangeries renfermaient encore, au commencement du siècle dernier, de nombreuses variétés ; mais depuis cette époque leur superficie a diminué en raison du mouvement ascendant des importations italiennes et espagnoles en France.

Cependant, beaucoup d'orangeries en plantation régulière existent encore, mais elles sont plutôt entretenues pour la récolte de la fleur employée par les usines à parfum de la région (fîg. 42) (1). Les oranges sont généralement de dimensions moyennes et de qualité ordinaire. Comme partout, les Aurantîacéts sont envahies par de nombreux parasites contre lesquels la lutte n'est pas assez soutenue, surtout contre le Parlaloria et, depuis un certain temps, contre le Chrysomphalus minor.

(1) Voy. S. PiEssE, Histoire des parfums, édition française, 1 vol. — Chimie des parfums, édition française, i voî. Paris, J.-B. Baillière.

L'oranger est délaissé depuis quelques années, mais le Mandarinier, de culture facile et de rendement rapide, y prend une grande extension.

Ses fruits de bonne qualité sont estimés dans ce milieu d'hivernage et comparables aux mandarines de Malte, les plus réputées. Ces mandarines ne sont pas aplaties et

Fig. 39. — Oranger, fleurs et fruits.

boursouflées comme beaucoup de ces fruits en Algérie : leur peau est fine, légèrement adhérente à la pulpe, et cette dernière a une saveur plus subtile.

Le mandarinier, à certaines expositions, donne des résultats encore appréciables aux environs de Perpignan.

Sur la côte africaine les Aurantiacées ont une végétalion plus robuste et prospèrent à une certaine altitude, mais dans une zone parallèle à la mer beaucoup plus restreinte que celle de l'olivier.

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