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ORANGER

En Algérie on trouve les orangers dans T Atlas, audessus de Blida, dans quelques ravins de la Kabylie, aux environs de Bougie, à ïoudja, à Ziama, etc ; mais les orangeries, à rendements importants, sont exclusivement situées dans les plaines du climat marin, peu élevées audessus de la mer, telles que la plaine de la Mitidja aux plantations anciennes et celle de l'Habra, aux créations plus récentes.

En Tunisie, les grandes orangeries sont aux enviions de Tunis, mais leur végétation est peu luxuriante par suite de l'insufOsance des arrosements. La côte orientale, surtout ses parties sud, ne sont pas plus avantagées sous ce rapport.

Toutes les Aurantiacées sont rebelles au climat désertique; et même dans les meilleures localités, dans les oasis voisines du Tell, elles sont de végétation misérable, malgré l'ombre des dattiers et l'arrosement.

La classification des aurantiacées, surtout des variétés, est plutôt basée sur des caractères apparents purement carpologiques que sur des différences exclusivement botaniques. Elle comprend six divisions principales.

1. Orangers vrais. Citrus aurantium L. — L'oranger à fruit doux est un petit arbre, bien formé, très voisin comme aspect du bigaradier commun. Ce groupe renferme un grand nombre de variétés assez caractérisées, en partie dénommées; mais il y a sous le nom de francs beaucoup de races originaires de semis qui ont entre elles des différences dans la forme et dans la saveur du fruit principalement.

Dans l'esprit de beaucoup de cultivateurs il y a des idées erronées sur la nature et la qualité d un oranger greffé ou d'un franc de pied.

On pense à tort que le franc de pied est plus vigoureux, vit plus longtemps et qu'il a des fruits de meilleure qualité; mais il convient de savoir que le franc ou le fi^anc de pied n'est que le produit du semis de V orange

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douce. Or, comme dans tous les sujets issus de graines, la variabilité est extrême, et si quelques rares gains sont parfois obtenus, c'est par un choix parmi un nombre infini de sujets de mauvaise nature, c'est-à-dire peu fertiles, armés de grandes épines, ayant des fruits de saveur médiocre, et généralement de fructification très tardive.

Du franc peut donc sortir par hasard une variété à bon fruit, mais à fixer et à propager par la greffe sur un autre franc ou sur un bigaradier.

Les espèces ou les variétés sont trop nombreuses pour être toutes citées ; cependant quelques observations sont à consigner pour certaines.

1° Oranges franches de Blida, terme très vague s' appliquant à de nombreuses variations.

2° Oranges sanguines appartenant à diverses variétés : rOrange du Portugal est très rouge; celle de Malte ovale est à pulpe rouge, mais quelquefois incomplètement sanguine.

3° Oranges sans pépins ou à pépins très réduits, se rencontrent dans quelques variétés.

4<> Mandavinos issues d'une seule race : on n'en connaît encore qu'une variété sanguine, sans grande valeur et une sans pépins.

Le traitement général de l'oranger est décrit au chapitre Généralités sur la culture,

2. Mandarinier. Citrus aurantium nobilis Lour. ou deliciosa Ten. — Petit arbrisseau, à tronc peu élevé, très ramifié, touffu dans le jeune âge, à port plutôt buissonnant.

Le fruit est réduit à la dimension d'une petite pomme, globuleux, mais ordinairement déprimé. Peau couleur orangé-rougeâtre, à odeur forte. La pulpe juteuse, sucrée, parfumée est très agréable.

Cette plante est plus robuste que l'oranger ordinaire, sa fructification plus régulière et sa mise à fruit rapide ;

MANDARINIER. 341

son aire de culture devient très étendue : dans les bonnes expositions de la Provence et de la Ligurie chaudes, les mandarines sont excellentes.

En Algérie, cette culture a pris une grande extension, notamment dans la plaine de la Mitidja.

Culture. — Traitement général de l'oranger, greffe sur bigaradier, à basse ou haute tige, suivant les milieux. On greffe aussi sur citronnier et cédratier pour avancer, dît-on, la fructification, mais les fnjitsplus gros seraient de qualité moindre. En effet, on remarque souvent sur ces sujets de gros fruits à écorce boursouflée et à saveur atténuée, mais la nature du terrain a aussi une influence marquée dans ce cas.

Plantation entre 4 à 5 mètres de distance : le mandarinier, sujet aux cochenilles, souffre rapidement dans un groupement trop compact. Le rabattage est nécessaire quand les parties aériennes sont en dépérissement, mais ses repousses sont moins rapides que celles de Toranger.

Les pulvérisations insecticides préventives sont nécessaires pour défendre le mandarinier contre le Parlatoiia notamment qui envahit feuilles et fruits et déprécie ces derniers par la multitude de leurs petites taches noires.

Le rendement brut d'une mandarinerie est supérieur à celui d'une orangerie; on l'évalue entre 800 et 1 200 francs pour les bonnes marques, mais les prix ont une tendance à fléchir depuis quelques années.

La maturité moyenne est comprise entre le 15 décembre et le l'' mars : le fruit se conserve peu sur l'arbre et, pour l'expédition, la cueillette s'impose dts les premiets signes de la maturité, quand la coloration de l'écorce est obtenue ; emballages spéciaux.

1<> Pour les grosses expéditions, en caisse plus ou moins forte, mais chaque fruit étant isolé et protégé contre le tassement et* le ballottement.

2° En colis postaux, 5-10 kilogrammes en petites

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caisses, chaque fruit entouré de papier fin avec la marque du cultivateur ou de Texpéditeur.

3** En colis de luxe, petite caissette, les finiits enrobés dans une pelure d'étain et séparés par des papiers de dentelle, etc.

Le fruit n'est pas comme l'orange de longue conservation.

On ne connaît encore que peu de variétés de mandarines; suivant les localités et la culture, ces fnjits sont cependant plus ou moins gros, aplatis ou subglobuleux, à peau fine ou épaisse, adhérente ou non. Cependant des variétés américaines, remarquables par la grosseur de leurs fmits, un peu trop boursouflés, commencent à être cultivées: le Roi de Siain est une de ces belles acquisitions.

La mandarine rouge est sans qualité.

La mandarine sans pépins^ encore rare et localisée sur quelques points de la Provence, est de saveur agréable, mais il nefautpas laconfondreavecla minuscule Safstima, du Japon, de bien médiocre qualité.

3. Pamplemoussier ou Pompoléon. Citrus dccumnna. — Le Pamplemoussier ou Chadeck est un bel arbrisseau, à grandes fleurs blanches dont les variétés sont ordinairement remarquables par la grosseur de leurs fruits. Les Pamplemousses ne sont pas directement comestibles, mais sont consommées après différentes préparations de confiserie.

Ces plantes sont peu inistiques, moins communes en Provence qu'aux environs d'Alger, où elles ne sont pas rares, mais leurs fruits n'ont pas les qualités acidulés et sucrées qui les font apprécier dans l'Inde où ils sont l'objet d'un commerce.

Multiplication par bouture ou par greffe sur bigaradier.

4. Citronnier à fruit doux ou Limettier. Citrus Limetta Risso. — Les Limettiers diffèrent peu par la forme de leurs fruits des Limoniers, mais les Limettes sont plutôt douceâtres, sucrées, parfumées, et très peu acides. Elles comprennent quelcpies variétés utilisables,

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