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CULTURE

ces derniei^s, qui sont préférables à tous les autres arbres ; il faut surtout proscrire l'eucalyptus, à protection insuffisante et à action desséchante sur le sol.

La dépense nécessitée pour la plantation d'un hectare d'orangers est variable suivant les milieux, suivant la préparation du terrain et les moyens d'irrigation.

Le devis relatif à la simple opération culturale peut (Hre établi ainsi pour un hectare.

1° Défoncemcnt et labour de surface.. . 150 francs.

2° Trois cents trous à 0,50 chaque 150 —

30 Coût de 300 orangers formés, rendus

sur place, à 4 francs l'un 1 .200 —

40 Plantation, arrosements, labours, fumures et binages pcndantquatre ans. 1.000 —

On réduit, comme pour des créations d'oliveraies, la dépense d'entretien de la jeune orangerie en utilisant ou louant le terrain intercalaire pour culture maraîchère.

Vers la cinquième année, moment de la fructification déjà accusée, cette culture accessoire n'est plus à continuer.

Rendement. — On a beaucoup exagéré le revenu moyen d'un hectare d'orangerie. Si on examine les contrats de vente d'oranges ou de location d'orangeries dans certaines parties de la Mitidja, même aux environs de Blida, un rendement net à l'hectare de 600 francs ne paraît pas être dépassé.

De beaux orangers d'une trentaine d'années produisent parfois 1000 fruits ; on en voit même dépasser ce chiffre ,^ mais dans beaucoup de régions il n'est pas atteint.

En Algérie on vend la récolte sur pied ordinairement pour une période de trois ans. Les acheteurs, qui sont des expéditeurs, préfèrent louer de grandes orangeries qui leur permettent d'y établir des ateliers importants d'emballage : aussi les petites exploitations sont-elles de location plus difficile et moins avantageuse.

En réalité, il est impossible d'évaluer le rendement à rheclare, car la fiaictification est variable suivant les

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localités, Tâge et même la qualité d'une parcelle de lorangerie. En d'autres termes, les grandes orangeries ont un classement suivant leur réputation.

Dans les petites orangeries, exploitées pour la consommation locale, la vente des fruits se fait au mille, au cours de la saison.

La cueillette des fleurs ' Ci^. 42) est un faible appoint; elle est de plus en plus négligée. Le prix de la fleur d'oranger, variable, est inférieur à celui de la fleur du bigaradier qui est beaucoup plus estimée.

En Algérie, le commerce des Aurantiacées s'élève annuellement à environ 4 million de francs à l'exportation, et à 50000 à 100000 francs à l'importation. C'est surtout l'Espagne qui alimente la France, qui en 1903 a importé 750000 quintaux d'oranges. Cette même année les apports de l'Algérie à la France ont atteint exceptionnellement 80000 quintaux d'oranges, mandarines, etc.

Maladies et parasites. — Les Aurantiacées sont envahies par de nombreux parasites, surtout dans les localités basses et peu aérées.

Les insectes de l'ordre des Hémiptères sont particulièrement dangereux, notamment tout le groupe des Coccas ou cochenilles et surtout ceux qui facilitent le développement de la Maladie du ^oir ou Fumaginc (1).

Citons Parlatoria zizyphi qui recouvre les organes et déprécie les fruits par sa présence sous forme de petits points noirs très adhérents. Les feuilles et les jeunes branches en ont parfois des revêtements complets qui entravent les fonctions vitales de la plante.

De nombreuses taches sphériques jaunes ou brunes sous la peau des oranges et des mandarines sont dues au Cerulitis citriperd'j, petit insecte ailé quel'on remarque endémique et plus ou moins abondant, depuis une trentaine d'années.

(I) Voy. George Guéjîal'x, Entomologie et parasilologie agricoles. Puris, 1904.

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