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vaient été ni moins graves ni moins fébriles que celle que nous avions observée nous-mêmes, et malgré leur violence, ces orages répétés n'avaient exercé aucune influence fâcheuse appréciable sur l'évolution de la maladie. Ils créaient évidemment, pendant leur durée, un danger imminent, mais ce péril actuel une fois conjuré, l'affection était rendue à cette inertie, à cette torpidité qui, depuis plusieurs années déjà, constituaient un slatmquo équivalent à une guérison relative.
La curabilité est bien plus sérieusement compromise lorsque le mouvement fébrile suscité par l'hémoptysie lui survit et devient persistant; quel que soit le type de cette fièvre, elle modifie gravement la situation du malade, car, ainsi que je vous le dirai bientôt, aussi longtemps qu'elle dure, toute idée d'amélioration quelconque doit être abandonnée.
58 DES CONDITIONS QUI INFLUENT SUR LA CURAlilLlTÉ.
Je dois enfin vous signaler comme parliculièrement redoutable l'hémoptysie du début de la tuberculose pneunionique; lorsqu'elle est à la fois médioci-c et de courte durée, elle ne dit rien quant à la marche ultérieure de la maladie; mais parfois cette hémoptysie initiale de la pneumonie tuberculeuse, persiste imperturbablement pendant plusieurs jours, avec une abondance inquiétante par elle-même; elle constitue vraiment alors une forme hémorrhagique de la maladie, à laquelle elle impose le pronostic le plus fâcheux; non seulement il y a à craindre une issue fatale immédiate, mais en cas de survie, il n'y a plus guère à espérer quant à l'arrêt ou à la réparation des lésions pulmonaires. Parfois cependant une évolution favorable peut être observée malgré le début hémorrhagique; j'en ai rapporté dans ma Clinique un exemple concernant un homme de quarante-deux ans, qui a guéri à la période d'ulcération; mais les faits de ce genre sont bien exceptionnels.
Vamaigrhsement es! un symptôme non moins important paur l'appréciation de la curabilité ; s'il est passager, s'il trouve une explication plausible dans une complication aiguë, dans un mouvement fébrile d'une certaine durée, dans une altération momentanée des fonctions digestives, il n'a pas une signification absolument grave, il implique un retard toujours préjudiciable dans le processus curateur supposé possible, et rien de plus. Mais l'amaigrissement précoce, qui persiste, qui s'accroît même dans les périodes où la maladie, jugée par les lésions locales et par l'apyrexie, semble stalionnaire, celui-hà est un amaigrissement