‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 27 sur 89 · MÉDICATIONS · texte numérisé non relu

MÉDICATIONS

aggravera fatalement chez les individus prédisposés d'ailleurs à la tuberculose par leur élat constitutionnel ; — ou bien l'obligation prophylactique issue de l'éventualité de la phthisie,est associée à une indication contingente fournie par une maladie actuellement en évolution ; deux états pathologiques tombent sous le coup de cette remarque et sont unis à la période prophylactique de la tuberculose par un rapport dont l'observation démontre la fréquence, c'est l'anémie préalable et la scrofule. Il va de soi que les deux conditions précédentes peuvent être combinées, en ce sens que l'indication contingente tirée de l'existence de l'anémie ou de la scrofule se présente chez des malades qui persistent à résider à la ville ; dans ce cas les résultats définitifs de la prophylaxie sont gravement compromis, et la médication proprement dite acquiert une importance de premier ordre.

En résumé, dans lapériode dont il s'agit, le traitement hygiénique, pourvu qu'il dispose de la plénitude de ses moyens, et notamment du séjour à la montagne peut dans bon nombre de cas suffire seul à l'accomplissement de l'œuvre prophylactique; lorsqu'il n'en est pas ainsi, les médicaments qui doivent lui venir en aide ou le suppléer, sont indiqués par l'anémie ou parla scrofule, c'est le quinquina, le fer, l'arsenic, l'huile de foie de morue.

Vous donnerez le plus ordinairement le quinquina sous la forme de vin, et vous aurez soin de le faire prendre dans le cours ou à la fm du repas, et non pas dans l'état de vacuité de l'estomac, afin d'éviter les gastralgies que provoque parfois l'usage prolongé de ce remède lorsqu'il est pris à jeun ; du reste, je vous conseille de ne pas maintenir constamment la même forme médicamenteuse, et

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de remplacer à certains intervalles le vin par l'extrait, soit l'extrait mou administre en pilules, soit l'extrait sec ou sel de Lagarraye qui peut être pris dans des cachets. Moyennant ces précautions si faciles, vous pourrez prolonger votre médication aussi longtemps que vous le jugerez utile, sans risquer d'êire subitement entravés par la satiété et le dégoût du malade. Chez les tout jeunes enfants le sirop de quinquina devra être substitué aux préparations précédentes.

En raison de la débilité constitutionnelle qui est le point de départ et le substralum de toute phthisie, on pourrait être porté à croire que l'indication des ferrugineux est constante; eh bien ! non, Messieurs, elle ne l'est pas, pas plus dans la tuberculose confirmée que dans la période de prophylaxie. La débilité phymatogène résulte d'un mode vicieux de la nutrition dans son ensemble, dont la cause intime nous échappe, et cette dystrophie, ainsi que je l'ai fait remarquer ailleurs, peut être parfaitement indépendante de l'hypoglobulie; or c'est uniquement au cas d'anémie globulaire que la médication par le fer est rationnellement indiquée, et c'est à ce groupe de faits, bien nombreux du reste, qu'il convient de limiter son emploi. Dans ces conditions j'emploie généralement l'iodure de fer, en sirop chez les très jeunes enfants, en pilules dans les autres circonstances; ces pilules sont prises au moment des repas, le nombre varie selon les individus de quatre à dix par jour. Cette préparation doit la préférence que je lui accorde à la présence de l'iode qui ne peut être indifférente; parfois cependant on est obligé d'y renoncer en raison de la constipation qu'elle entretient; dans ce cas je n'abandonne pas la

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