‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 61 sur 89 · DE LA GRANULOSE MILIAIRE AIGUË · texte numérisé non relu

DE LA GRANULOSE MILIAIRE AIGUË

état morbide dont la gravité initiale est très ordinairement accrue, plus tôt ou plus tard, par des accidents de résorption issus des loyers locaux. Dans le but d'éviter d'inutiles redites, je ne m'arrête pas à nouveau sur les détails et les procédés de ces médications, ils ont trouvé leur place dans nos études antérieures. Pour obéir à cette même indication fondamentale, je fais pratiquer journellement de quatre à huit lotions froides avec le vinaigre aromatique pur ou coupé d'eau, ainsi que je le prescris dans la fièvre typhoïde; je ne donne pas de bains en raison de l'intensité de la dyspnée, de l'importance des lésions thoraciques, et de la fréquence des lésions abdominales.

Diminuer la dyspnée, combattre les lésions locales , telle est, vous ai-je dit, ma seconde indication. Je la remplis au moyen de l'application répétée de grands vésicatoires sur les diverses régions de la poitrine, et plus généralement sur tous les foyers saisissables de localisation; lorsque la dyspnée est forte et le catarrhe pulmonaire très étendu, j'agis en outre au moyen de ventouses sèches placées matin et soir, au nombre de quarante à soixante, sur les membres inférieurs et sur le tronc; lorsque enfin les accidents péritonéaux présententune certaine intensité, que révèlent les douleurs , le météorisme et l'immobilité partielle ou totale du diaphragme, j'ai recours aux applications permanentes de glace sur la paroi abdominale antérieure; le moyen est gênant, j'en conviens; mais fort de mon expérience, je puis vous affirmer qu'il rend d'inappréciables services.

Soutenir les forces, c'est là ma troisième indication; son importance n'a pas besoin de commentaires. Le

vin, l'alcool, en quantité proportionnée à l'âge, à la constitution, aux habitudes du malade, au degré de l'alTaiblissement et de la fièvre, le quinquina, une alimentation soutenue au moyen des bouillons, des gelées, du lait ou des peptones, voilà les moyens de satisfaire à cette obligation vraiment vitale.

Tel est, Messieurs, le traitement que je mets en œuvre dans la granulose miliaire aiguë; c'est à lui que j'ai dû les résultats dont je vous ai entretenus, et je suis porté à croire que ces succès seraient moins exceptionnels, si le médecin était moins accessible au découragement et à l'inertie, en présence de cette redoutable maladie.

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