‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 27 sur 69 · ORIGINE · texte numérisé non relu

ORIGINE

On est, vraiment, stupéfait, en lisant la littérature médicale, de voir combien récentes sont les connaissances sur l’origine exacte du curare. Le temps n’est pas loin, en effet, où les expérimentateurs étaient obligés de passer par les indigènes d'Amérique du Sud, pour se procurer des Qcurares » qui, évidemment, étaient très différents les uns des autres.

Aussi, Boœhm avaitil essayé de classifier ces produits d'une façon qui nous paraît, tout de même, aujouid’hui, assez curieuse, au point de vue scientifique : il distinguait le Ccurare de tube » (parce que livré dans des «tubes » de bambou), le Gcurare de calebasse » ct le «curare de pot »: ainsi le contenant seul définissait ie contenu. Malgré des protestations récentes de Berredo Carneiro (15) cet esprit tenait encore nombre de physiologiistes.

C'est Humbolt qui identifia la principale plante utilisée dans la fabrication. du poison, chez les Indiens Macusi : c'est un membre de l’espèce Cstrychnos » que Sir Robert Schomburk appela Cstrychnos toxifera », en

Mais il à fallu la QGcivilisation » de ces peuplades sauvages, qui, comme le dit savoureusement, CI. Bernard Gont déjà renoncé à larme empoisonnée de l’homme primitif pour la remplacer par Parme à feu de homme civilisé », et de longues études physiologiques et chimiques pour arriver à reconnaître que CCHONDODEN- DRON TOMENTOSUM » », une ménispermée, était, de beaucoup, la plante là plus riche en produits curarisants.

Spot

C'est à partir d'elle, en effet, que Wintersteiner et Dutcher (157) préparèrent, en 1942, dans les Laboratoires Squibb, l'extrait purifié et stable qui à permis la vulgarisation définitive du produit.

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