C) INTERVENTION
Il faut proportionner les moyens aux résultats. Quelle que soit la résistance du malade, il serait ridicule
de faire une curarisation aussi poussée pour une appendicectomie que pour une gastrectomie totale. C’est le gros reproche que nous faisons à la méthode de Griffith : avec ses 100 mg. d'emblée et systématiques, il nous semble qu'il doit, fréquemment, dépasser de beaucoup la quantité qui eût été suffisante.
Toutes ces notions doivent être scrupuleusement envisagées. Cependant, il est incontestable que la réceptivité individuelle joue un rôle considérable. De même, certains malades dorment avec une dose d’éther très réduite, alors que d’autres se réveillent, chaque fois que l’on descend au-dessous d’un chiffre, toujours le même. C'est ce qui fait que l’anesthésie est un Cart » que nos appareils les plus complexes, et les mieux gradués n’arrivent pas à mathématiser. Les notions physiologiques que nous avons énoncées, expliquent très bien que lPaction du curare, qu'elle se fasse en modifiant la chronaxie ou la transmission chimique, puisse trouver un terrain plus ou moins résistant.