‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 44 sur 69 · VOIES D’INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VOIES D’INTRODUCTION

a) VOIE INTRA-VEINEUSE

C'est la voie de choix par sa simplicité, sa grande rapidité d'action, la relaxation parfaite et durable qu'elle donne. Aussi, est-ce l'indication formulée par tous ceux qui ont pratiqué la curarisation anesthésique. Elle n’a aucun inconvénient. Lundy (114) conseille,<seulement de pousser lentement la substance dans les veines.

Nous n’avons point fait exception à la règle et la plupart de nos injections ont été intra-veineuses : nous n’y avons vu que des avantages, malgré les petites difficultés techniques, que rencontre, parfois, la méthode sur un malade recouvert de champs stériles où placé en décubitus ventral. La pratique qui nous a semblé la meilleure, quand on craint de telles difficultés, c’est la mise en marche, dès le début de l'intervention, d'un goutte à voutte intra-veineux avec du sérum isotonique où du plasma : la piqûre se fait, alors, dans le caoutchouc en prenant, seulement, la précaution de le pincer, au-dessus de l'aiguille, pendant quelques secondes, pour éviter un reflux et une trop grande dilution du médicament.

b ) VOIE INTRA-MUSCUIAIRE

Bien entendu, devant la plus grande facilité du geste, et lorsque les veines du malade étaient trop difficiles, les expérimentateurs ont essayé la voie intra-musculaire, déjà largement employée dans lusage du produit en Médecine. Griffith, bien que la déclarant sans inconvénient, ne la recommande pas. Sœur Barromea déplore sa lenteur d'action (10 à 15 minutes); mais constate que celle-ci est plus persistante et nécessite, finalement, moins de produit. Kleiman (96) n'obtient un résultat qu'au - bout de 25 minutes et le relâchément musculaire est de mauvaise qualité. Il reconnaît, lui aussi, que l'effet <e prolonge plus longtemps, avec infiniment moins de dansers d'accidents respiratoires: mais, par contre, il estime qu'il faut davantage de curare. Prescott, Organe et Rowbotham précisent que si l’on emploie, simultanément, 15 mg. de Tubarine, en intra-veineuse, associée à 15 me. en intra-musculaire, On à approximativement, la relaxation obtenue avec 20 mg. par voie intra-veineuse, seule. mais la durée d'action est doublée.

Nous avons pratiqué, plusieurs fois, cette voie d’introduction. Dans notre Obs. N° 15 ce fut, même. la seule voie praticable (malade obèse avec des veines impossibles à ponctionner). Après trois injections successives de 3.381, le relâchement de la paroi, bien que ne gênant pas l'opérateur, n’est pas démonstratif. Ce n'est qu'à la quatrième injection que, vraiment, il se complète et permet une fermeture facile, malgré l'épaisseur de la malade.

Notre Obs. N° 40, par contre, est un succès complet : 2 gr. de 3.602 en L.M., nous ont donné une relaxation parfaite et durable.

Néanmoins, nous croyons que les résultats sont moins constants que par la voie intra-veineuse.

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