‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 45 sur 69 · C) VOIE INTRA-ARTÉRIELLE · texte numérisé non relu

C) VOIE INTRA-ARTÉRIELLE

A part Comroe et Dripps (29), qui, à propos de l'action (Chistaminique » du curare. parlent d'injections intracartérielles, nous n'avons rien trouvé dans les documents mis à notre disposition, qui ait trait à ce mode d'introduction. Nous pensons qu'il Y à certainement là une lacune et que l'emploi du curare par voie artérielle,

bien que d'indication, peut-être, limitée, est susceptible d'être une méthode utile.

Malheureusement, nous n'avons pu æecueillir, jus qu'alors, qu'un seul £as (Obs. N° 12). Chez un homme atteint de fracture de jambe difficile à réduire, nous avons injecté 10 mg. de 3.381 R.P. dans la fémorale correspondante ; ‘un garrot a été serré, à la racine de la cuisse, pour empêcher une diffusion trop rapide du produit. Non seulement Finjection fut bien tolérée, mais le relàchement, sans être parfait, était suffisant, pour que les fragments puissent être doucement mobilisés. La levée du garrot, ne donna lieu à aucun trouble.

Nous croyons que la méthode vaut certainement la peine d’être reprise. En effet, on peut, par cette voie concentrer, exactement où il faut, l’action de la drogue et ne lâcher, ensuite, dans la circulation générale, qu’une dose infime.

JONDUITE DE LA CURARISATION

Maintenant que nous avons vu le matériel indispensable, le mode d'introduction et toutes les données permettant de calculer la dose au plus juste, nous allons donner les principales règles pour la conduite de la curarisation, déduites de nos lectures et de nos observations personnelles.

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