MOMENT DE LA PREMIÈRE INJECTION
En raison de la rapidité d'action de la drogue, par voie intra-veineuse, le meilleur moment est l'intision pariétale. Le temps d'arriver sur le péritoine, la curarisation est suffisante, pour que le chirurgien ne trouve pas d'obstacle musculaire.
b) CRITÈRES DE LA CURARISATION
Immédiatement après l’injection, on sent, sous Île masque, le maxillaire inférieur qui se relâche complètement, et le bras, détaché pour la piqûre, est flasque. Rapidement, du reste, la respiration du malade devient plus courte; sans aller jusqu’à la syncope, il v à presque toujours un @léchage » du diaphragme par le pro-
duit : il est sans danger et plus objectif que l’état de tension musculaire. Nous sommes portés à le considérer comme un des meilleurs signes de la curarisation.
Il n'existe, en effet, que des moyens subjectifs, en la personne de l'opérateur ou de ses aides, pour renseigner l’'anesthésiste sur l'état de tension pariétale ou de poussée abdominale. On conçoit qu'il puisse y avoir un certain nombre de difficultés où d'erreurs d'appréciation, et ce petit indice respiratoire est loin d’être négligeable.