‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 47 sur 69 · C) DURÉE DE LA CURARISATION · texte numérisé non relu

C) DURÉE DE LA CURARISATION

Les auteurs fixent entre 20 et 40 minutes la durée de la curarisation. C'est, en gros, l'impression que nous avons eue, Mais il faut dire que c’est difficile à apprécier, car, S'il est relativement facile de percevoir le début de la curarisation, phénomène rapide, il est délicat d'évaluer son épuisement qui est progressif et manque de critères certains. C'est ce qui explique, en partie, les chiffres divers que l’on trouve dans la littérature.

Mais cette durée dépend, aussi, de la dose première, de l’anesthésique, du malade, du caractère plus ou moins traumatisant de l’opération, etc.

Néanmoins, pour la majorité des interventions. une ou deux injections sont suffisantes.

d) DOSAGE DE L'ANESTHÉSIQUE

C'est ici, la question la plus complexe, la plus difficile à préciser, à notre avis.

Evidemment, et c'est le but poursuivi par la méthode, lanesthésie doit être considérablement allégée. Les auteurs américains ont divisé l’aneshésie en différents plans », suivant la disparition de tel ou tel reflexe : il: en déduisent une conduite assez précise de leur narcose. Nous crovons que c'est compliquer beaucoup la question et donner, par contre, une fausse sécurité. Le degré du sommeil ne peut se mettre sur un cadran enregistreur, La subtilité de l’anesthésiste à encore, tout de même, ses droits.

Le but à atteindre, c'est donc une anesthésie légère : par conséquent, il faudra donner le moins possible d’anesthésique. Mais il arrive, souvent, que le sommeil ne soit Pas assez profond. Apgar (4) en fait même un vif repro-

che à la méthode : le malade étant complètement curarisé ne peut objectiver sa douleur, ditil, et il cite le cas d’un chirurgien, qui, opéré dans ces conditions, en aurait gardé le plus mauvais souvenir.

En réalité, il ne nous semble pas qu’il faille retenir cela contre le procédé. Nous avons toujours remarqué, qu’en dépit de la meilleure curarisation, une souffrance plus violente pour le malade, pouvait conduire à quelques contractions musculaires, brèves et faibles; nous avons déjà traité la question en son temps. Prescott, Organe et Rowbotham, en particulier, font, aussi, cette remarque et disent quil suffit de remonter légèrement la narcose pour que tout se relâche, C'est donc un €ontrôle extrêmement intéressant pour guider Panesthésiste. Quant au souvenir d’une douleur @inexprimable » (au sens exact du terme) que pourrait avoir gardé nos malades, nul n’en a fait mention, malgré les observations où tel phénomème a pu être enregistré.

LS

Voilà" donc tous les renseignements nécessaires pour mener à bien une curarisation:; voyons, maintenant, les dangers auxquels le malade est exposé et les moyens dy remédier,

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