CHIRURGIE DES MEMBRES
3ien que moins fréquente dans ses applications, nous croyons que la méthode à son intérêt, en particulier dans tout ce qui concerne la réduction des fractures et des Iuxations.
Nous publions un cas très démonstratif, dans notre Obs. N° 25 : il s'agissait d'enclouer une fracture haute de là dyaphyse humérale. Le chirurgien nous avait demandé, par esprit critique, de ne point faire de curare dès le début. Le grand pectoral, malgré une anesthésie vénérale à léther assez poussée, bridait tous les mouvements du fragment inférieur et rendait impossible toute manœuvre de correction. Nous fîmes, alors, une petite dose de Tubarine (6 mg.) intra-veineusê : en quelques secondes tout devint eXtrémement facile et le cathétérisme des deux fragments se fit comme par enchantement.
Peut-être, dans cette chirurgie, pourra s'appliquer avec succès la méthode intra-artérielle, combinée avec une anesthésie locale.
Bien entendu, ne dépassons pas les indications souvent il nous fut proposé de faire du curare pour des fractures Cirréductibles » : si c’est l'élément «sclérose »
tr
qui est la cause de cette irréductibilité, le curare ny peut rien. Ce n'est pas une panacée universelle...