‹ Cure marine de la phtisie pulmonaireChapitre 23 sur 101 · VANNE · texte numérisé non relu

VANNE

ARCAUIION II

Moy. hjgr.

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Novembre. . .

Novembre —

Janvier

Février

Janvier

Décembre. . .

Décembre

Novembre

Octobre

Janvier

Février

Juillet

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Octobre

Septembre..

Octobre

Mars

Février

Avril

Sej|)tembre. . .

Septembre...

Mars

Août

Août

Avril

Juillet

Mai

Juillet

Conclusion. — Le climat du littoral atlantique est un climat d'humidité moyenne.

B. — Étude du régime des moyennes hygrométriques.

Dans l'étude des climats, les auteurs se sont bornés à la simple énonciation sommaire de Tétat hygrométrique. Mais tout comme pour la température, il importe de connaître non seulement la quantité de vapeur d'eau tenue en suspension dans Tair, mais surtout le mode de répartition d'une année à l'autre, de saison à saison, de mois à mois, de cet état hygrométrique.

Le climat étudié a-t-il un régime hygrométrique variable, a-t-il un régime hygrométrique stable? On conçoit l'importance de la réponse à semblable question. Au point de vue médical, la constance hygrométrique, par exemple, est l'équivalent de la constance thermique. Passer rapidement d'une atmosphère très sèche à une atmosphère très humide, est aussi pernicieux que de subir les alternatives d'une haute et basse température. Nous aurons à revenir sur ce point.

Régime saisonnier. — Si nous étudions les moyennes des deux saisons les plus importantes, en climathérapie^ l'automne et l'hiver, pour les dix dernières années, nous avons le tableau suivant :

Moyennes hygrométriques saisonnières, vnnëe par année, de l'automne et de l'hiaer, sur le littoral atlantique.

ANNEES

BREttT

AUTOMNE

VANHU

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ARCACHO.**

n est aisé, par la lecture de ce tableau, de se convaincre de la stabilité du régime hygrométrique pendant l'automne vt l'hiver. Les chiiTres imprimés en caractères gras, sont

ceux qui s'écartent sensiblement de la moyenne : ils sont rares. La loi qui ressort de ce rapprochement, est que chaque saison, d'année en année, jouit d'une moyenne hygrométrique identique, ou peu s'en faut, établissant la stabilité de l'état hygrométrique des stations littorales.

48 CaRaCTËHES PHYâlQL'ES.

L'hiver est la saison la plus stable.

Par ordre de slabilité hygrométrique, les stations se présentent dans l'ordre suivant: Arcachon, Bi^st, Vannes.

Le tableau graphique (page 47), donne pour Arcachon, l'écart saisonnier (h iver, automne, printemps) à la moyenne . On y voit très nettement la stabilité liygrométriqne du climat.

Régime mensuel. — En détaillant davantage cotte analyse, et en demandant aux moyennes mensuelles, le caractère de stabilité ou de variabilité de l'état hygrométrique, nous obtenons la même réponse, qui se lit dans le tableau suivant :

Moyennes mensDellei hygrométriques, année par année, d'oetobre k avril, anr le littoral atlantique.

yâS8 90".I0 03 8(1

Ainsi, dans une période décennale, équivalente à la moyenne hygrométrique de 60 mois, nous voyons celte moyenne ne présenter un écart appréciable que :

20 fuis pour Dresl.

18 — Vannes.

It — Arcachon.

l'humidité.

Décembre

Février

Novembre

Octobre

Mars

Chiffres qui témoignent d'une réelle stabilité hygrométrique.

Si maintenant nous classons les mois par ordre de stabilité de leur régime hygrométrique nous trouvons :

Janvier avec 5 écarts (2 Brest, 2 Vannes, 1 Arcachon).

— (4 Brest, 2 Vannes, 1 Arcachon).

— (4 Vannes, 2 Brest, 2 Arcachon).

— (4 Vannes, 3 Brest, 2 Arcachon).

— (4 Vannes, 4 Brest, 3 Arcachon).

— (5 Brest, 5 Arcachon, 2 Vannes).

Conclusion. — Le climat du littoral atlantique a pour caractère, la stabilité de son régime hygrométrique.

Cette conclusion est d'une grande importance. Nous avons vu que l'humidité, tout en diminuant la chaleur émise, empêche une trop grande absorption de calorique, et provoque ainsi une plus grande égalité des climats. A plus forte raison, cette égalité du climat sera-t-elle la conséquence directe de la stabilité hygrométrique. Tel est le cas pour le littoral ouest.

IH

MARCHE NYCHTÉMÉRALE DE l'ÉTAT HYGROMÉTRIQUE.

Les documents qui nous permettent d'entreprendre cette étude, ont été recueillis, par nous, dans l'une des stations du littoral (Arcachon), à l'aide d'un enregistreur à lame de corne de Richard frères.

Le tracé I (page 50), type fourni par la plume de l'enregistreur, montre que l'air est le plus humide, c'est-à-dire le plus voisin de son degré de saturation, aux environs du lever du soleil C; ce qui s'explique, puisque, à ce momentlà, la température est à son point minimum.

hALE»<i\iï^, — Phtisie pulmonaire, 4

CARACTÈRES PBYSIQUES.

l'ne ft deux heures après le lever du soleil, dès que les couches successives de l'almosphère se sont réchauffées, le degr<^ d'humidité relative diminue très rapidement. On voit la ligne d'inscription descendre subitement, en

Trsc* I. — Ciiurtw byi(rom*lrique noroiale.

donnant naissance à un crochet C, plus ou moins accentué (trac^ I, II. III. IV^, qui con-espond. en sens inverse, au cnn'hol ascensionnel de la courbe thermique. Après ce erocliel, la courbe se précipile dans sa descente, sans

Traci U. — Courbe bjgro m étriqué normale.

phénomène notable. En un laps de temps de quatre à six heures, les deux points extrêmes de la courbe (C B, mAmPs tracés} sont atteints. Arrivée, un peu avant deux heures de l'après-midi, au point le plus bas, la plume ne se redresse- que rarement pour décrire un nouveau

crochet, le plus souvent, elle reste stationnaire une durée de deux, trois à quatre heures, formant un plateau (tracés I, III, IV, B) à oscillations très courtes. Ce plateau correspond aux heures de la promenade, et montre bien que rhumiditéest îi son minimum des vingt-quatre heures, pendant la durée de la journée médicale. Puis, l'ascension commence. Rapide dans la première moitié environ de son trajet, elle se ralentit vers dix heures du soir, tend alors à se rapprocher de l'horizontale (tracés I, II, IV, AC), et reste presque au même niveau, jusqu'au lever du soleil.

Tracé lli. — Courbe bjrgro m étriqué modiQêe par la pluie.

Les tracés I, II mettent eu relief combien l'état hygrométrique de l'air est, dans sa marche, comparable à la température, et combien ces deux phénomènes atmosphériques : chaleur, humidité, s'influencent réciproquement, et ne sauraient être isolés, ou rendus indépendants l'un de l'autre, dans l'étude de la formule météorologique d'un climat. Presque comme dans les tracés thermiques, nous trouvons, dans le tracé hygrométrique, la constance{ou peu s'en faut) des points extrêmes, l'uniformité des points intermédiaires, et la possibilité de superposer les diverses courbes successives hygrométriques entre elles.

La pluie modilie la courbe hygrométrique, dans le même sens que la courbe thermique. En effet, que le ciel se

52 URACTÊRES PHYSIQUES.

couvre, reste gris, ou que la pluie tombe, les rayons lumineux et caloriques étant ioterceplés, les oscillations de rhygromètre perdent de leur amplitude, et le degré d'humidité relative reste presque invariable pendant toute une période nyclhémérale (tracés III, IV}.

Une remarque importante, qui ressort bien nettement de l'examen des tracés (III et IV), est que le degré d'iiumidité relative n'augmente pas, malgré la prolongation de

Tracé IV. — Courbe hygrométrique modifiée par U pti

la pluie. Oo serait tenté de croire, que plus la pluie dure, plus le degré d'humidité relative augmente ; il n'en est absolument rien.

De même que la pluie uniformise la température et la relève pendant la saison froide, elle réduit aussi, avonsnous vu, les oscillations de l'état hygrométrique, et de cette façon, les maxima d'humidifé relative, qui, quelquefois s'accusent dans les journées de beau temps, ne se montrent pas par les temps de pluie (tracés III, IV).

Grâce aux développements qui précèdent, et nous appuyant sur les courbes fournies, nous pouvons tirer la conclusion quasi -paradoxale suivante : La pluie n'élève pas la moyenne du degré d'humidité relative de tair.

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