‹ Cure marine de la phtisie pulmonaireChapitre 24 sur 101 · PLUIES · texte numérisé non relu

PLUIES

La pluie, dont nous n'avons pas à faire ressortir l'importance climatologique, est un des éléments sur lesquels jusqu'à ces temps derniers, les documents comparatifs ont manqué, ou ont été tellement disparates, que la notion qui en découle reste incertaine. Ne voyons-nous point, par exemple, la moyenne udométrique de la France, fournir aux divers auteurs les chiffres les plus dissemblables ? Cette moyenne, Levasseur l'évalue à 605 millimètres, Ch. Martin à 681, Vallès à 719, Delesse à 770 et Fonssagrives à 810, soit l'important écart de 205 millimètres d'eau, entre les moyennes du premier et du dernier de ces auteurs.

Nous sommes en mesure d'établir, sur des documents précis et comparables entre eux, l'étude udométrique du littoral ouest, pour les dix dernières années.

En climatologie médicale, longtemps, nous l'avons vu, la moyenne thermique élevée d'une station, resta le critérium de sa valeur thérapeutique ; de même pour bien des esprits, la grande abondance de la pluie est fonction d'un mauvais climat. Nous démontrerons qu'il n'en est rien. « Une grande quantité de pluie, dit Hayem, ne constitue pas une condition aussi défavorable qu'on pourrait le croire. » Nous verrons, tout comme pour l'élément température, que le point important réside moins dans la quantité que dans le régime de l'élément pluie.

D'où l'étude :

A. Des moyennes udométriques.

B. Du mode de répartition de la pluie.

A. — Moyennes udométriques .

En dehors des grandes lois atmosphériques qui régissent le mode de distribution des pluies sur les continents^ il existe des conditions de topographie locale, modificatrices de ces lois. Tels sont : la proximité de grandesétendues d'eau (la mer en particulier), l'exposition au vent humide, et le voisinage de montagnes, de collines, ou même de forêts qui, arrêtant l'humidité, augmentent l'abondance des chutes d'eau sur un versant, et la diminuent sur l'autre.

Moyennes annuelles. — Si l'on songe que la bande littorale ouest est au contact immédiat de l'Océan, qu'elle est directement tributaire des vents humides et prédominants du large, on soupçonne combien les chutes d'eau y doivent abonder. Ainsi s'explique la moyenne udométrique annuelle inscrite dans le tableau suivant :

Moyennes udométriques annuelles.

STATIONS. QUAKTITtft.

mm

Brest 853,4

Vannes 667,7

La Coubre 669,7

Arcachon 899,0

Dans sa carte des pluies, Elisée Reclus divise le régime pluviométrique de la France en sept zones ainsi que suit :

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