PRESSION BAROMÉTRIQUE
Les oscillations de la pression barométrique interviennent-elles dans l'action préservatrice d'un climat ? Je ne sais. On a bien dit que ces oscillations du baromètre, en un même lieu, intéressent peu la santé humaine, que leur seule valeur est dans la prévision du temps. Mais d'autre part, pour H. Smith (de New-York), les chutes brusques de la pression atmosphérique entraîneraient la dilatation et la congestion des vaisseaux de la périphérie. Van Rynn (de Bruxelles), attribue un groupe de petites hémoptysies à ces mêmes dépressions barométriques brusques et profondes. De la lecture de son travail, il résulte que les faits les plus probants, sur lesquels il appuie ses conclusions, sont relatifs à des chutes de pression de 25 à 30 millimètres, surprenant des malades soumis déjà, du fait de l'altitude, à la basse pression d'environ 640 millimètres, qui tombe, par l'effet de perturbations météorologiques, à la très basse limite de 610 millimètres.
La succession rapide de ces basses pressions est-elle vraiment la cause efficiente de ces petites hémoptysies? Le fait en soi n'a rien d'impossible.
Sur notre littoral atlantique, mon attention n'a jamais été attirée par cette particularité : d'une relation quelconque des dépressions barométriques avec l'apparition de petites hémoptysies. 11 est vrai que les abaissements de
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pression enregistrés, dans ces dix dernières années n'ont eu qu'une rapidité relative et n'ont pas excédé 20 millimètres. Peut-être y a-t-il là un effet de préservation.
Les considérations précédentes nous démontrent, que l'on ne saurait contester les effets de préservation du climat marin atlantique, comme elles démontrent que ces effets sont plus particulièrement la conséquence directe de ces trois phénomènes météorologiques : stabilité thermique^ stabilité hygrométrique^ prédominance des brises marines ; ces deux derniers éléments puissamment et heureusement palliés, dans ce qu'ils pourraient avoir d'exagéré et de perturbateur.