DES BRONCHES
Ld piteuf^sie à résolution lente, à reliquats tenaces, entre iHHâr li>Cià$ dans ce groupe d'observations. Dans la majeure
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partie, elle était loin d' « avoir fait sa preuve ». Si nous l'étudions dans le groupe des maladies prédisposant à la tuberculose, cela ne veut point dire que nous prenions parti en faveur d'une des deux doctrines aujourd'hui en présence : doctrine de la pleurésie pré tuberculeuse, et doctrine de la pleurésie première manifestation de la tuberculose. Je reste simplement fidèle au programme que Je me suis tracé, de n'étudier dans les chapitres ultérieurs, que les lésions indiscutablement tuberculeuses.
24 cas. — Pleurésies séreuses ou séro-fîbrineuses, pleuropneumonies, spléropneumonie, bronchites suspectes, tenaces ou à répétition, dont la résolution incomplète se manifestait nettement à l'auscultation, et qu'accompagnaient, dans la majeure partie des cas, des accidents fébriles.
Pesées : 8 cas, inconnues.
16 cas, augmentation de 1 à 6 kilos.
Durée du séjour : 22 cas, deux à neuf mois ; 2 cas, résidence fixe quatre à six ans.
Durée de la guérison : 4 cas, inconnue.
' 20 cas, de un à huit ans.
Voici deux observations très démonstratives de guérison du groupe que nous étudions en ce moment :
Observation V. — Broncho-pneumonie à répétition du lobe inférieur droite avec imperméabilité du sommet^ du même côté, en arriére. — Durée du séjour: cinq mois. — Augmentation de poids : 3 kilos. — Guérison remonte à sept ans, malgré une coqueluche intercurrente.
Petite fille, cinq ans. En novembre 1888, fièvre typhoïde grave. En février 1889, deux broncho-pueumonies successives ; « la première a duré un mois et demi, le début en a été précédé, pendant quinze jours environ, d'une petite toux sèche, quinteuse, s'aecompagnant souvent de vomissements, mais qui n'était cependant pas la coqueluche. Après une guérison qui paraissait bien établie et qui a duré près d'un mois, réapparition de la même toux, puis retour au côté droit, qui avait été primitivement atteint, d'une nouvelle
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broncho-pneumonie pseudo-lobaire, occupant les deux tiers inférieurs. Dans le reste des poumons, râles de bronchites. Depuis que la période aiguë est terminée, nous avons assisté à des accès fébriles presque quotidiens qui n*ont pris fin que depuis huit jours (10 mai 1889). Expectoration de gros crachats muco-purulents rendus en abondance et surtout le matin, sueurs, amaigrissement, appétit et entrain relativement conservés; modifications du rythme respiratoire, aux deux sommets, depuis plus d*un mois. En somme, situation qui paraît depuis quinze jours s'amender un peu, sans dissiper tout à fait les craintes de spécificité qui se sont souvent présentées à notre esprit. Au point de vue héréditaire, rien du côté maternel, rachitisme dans la famille du père. »
Arrivée à Arcachon le 21 mai. Enfant extrêmement pÀle, à très longs cils, à reflets bleuâtres delà sclérotique, nuque velue, cheveux secs, cassants, très clairsemés, amaigrissement marqué.
Pas de déformation thoracique. Submatité très marquée au sommet droit en arrière; la respiration y est sensiblement soufflante, saccadée, légèrement obscure à la base du même côté.
22 mai. Première sortie depuis deux mois, de midi â quatre heures ; tout se passe très bien, Tenfant est gaie, toute heureuse de se trouver en plein air.
30 mai. Point de côté â droite, fièvre 38<» le matin, SO"», 3 le soir. Dyspnée ; matité absolue dans la moitié supérieure du poumon droit, en arrière, avec souffle tubaire, sans râles, et sous Taisselle quelques frottements. Pas de cause appréciable de cette nouvelle poussée ; Tenfant n'a pas pris froid.
2 juin. Diminution de la fièvre et de la dyspnée. Souffle moins étendu, moins aigre, respiration perçue à la base ; et au sommet quelques râles de retour dans les efforts de toux. Voix aigre, avec matité dans toute la moitié supérieure. Sous le mamelon gauche, petite douleur superficielle avec quelques frottements pleuraux très circonscrits.
12 juin. La fièvre a cessé depuis trois jours, les signes d'auscultation restent à peu près les mêmes, la résolution ne se fait que très lentement. Retour de Tappétit, Tenfant se lève, depuis deux jours, quelques heures dans l'après-midi.
1**^ août. L'état général est excellent et ne laisse rien â désirer. La fièvre n'existe plus, et n'a pas reparu une seule fois depuis le 9 juin. L'appétit excellent, ne s'est pas démenti. Dans les premiers jours de juillet^ un léger embarras gastrique a cédé, en
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48 heures^ à un léger purgatif. L'augmentation de poids est notable : trois kilos de plus qu*à Tarrivée. Le visage est coloré, sommeil excellent. Quant à Tétat local, quoique très amélioré, il conserve encore quelques reliquats des atteintes antérieures. La fosse susépineuse droite est le siège d'une légère submatité, avec exagération des vibrations thoraciques et résonance vocale, qu'accompagne une diminution sensible du murmure respiratoire. La toux et l'expectoration sont nulles.
fin septembre, au moment du départ, la guérison est complète, c'est à peine si à droite, le murmure respiratoire, entièrement revenu, est un peu rude, légèrement sec. La perméabilité est totale.
La guérison ne s'est jamais démentie depuis lors, bien que l'enfant ait été atteinte^ en 1891, d'une coqueluche qui a évolué normalement, n'a déterminé aucune complication pulmonaire, et pour la convalescence de laquelle, un séjour d'un mois a été fait dans la forêt d'Arcachon. L'auscultation minutieuse pratiquée en août 1896, ne décèle rien d'anormal, ni la moindre différence entre les deux poumons. La petite malade de 1889 est aujourd'hui une superbe enfant.
Observation VL — Bronchite chronique, — Durée du séjour: cinq mois. — Augmentation de poids : 6 kilos. — Guérison dure depuis dix-huit mois.
Jeune fille, dix-sept ans, père bien portant et robuste, mère morte, il y a dix ans, de tuberculose pulmonaire. Un frère et une sœur plus âgés, très bien portants.
Menstruation régulière depuis Tàge de douze ans.
Bronchite chronique, dont le début remonte à trois ans, pour laquelle toutes les médications ont été tentées sans succès. Deux cures à Eaux-Bonnes ont amené une amélioration momentanée de trois mois.
Arrivée à Arcachon le 6 décembre 1894. Grande et belle jeune fille, d'apparence robuste, mais extrêmement molle, lymphatique, bouffie. Type des scrofuleux indolents des contrées du Nord de l'Europe.
Bronchite chronique, non bacillaire, caractérisée par de gros râles sibilants et ronflants, des deux côtés, avec bouffées de râles sous-crépi tan ts fins, abondants, isolés par îlots, plus particulièrement à la base et dans la ligne axillaire gauches. Ces foyers s'augmentent
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régulièrement au moment des époques menstruelles et provoquent alors une dyspnée assez marquée, simulant Tattaque d'asthme.
Expectoration épaisse, muqueuse, abondante, surtout au réveil ; pas de fièvre, appétit médiocre.
Le jour du départ 15 mai 1895, la guérison ne saurait être contestée. Les époques menstruelles des deux derniers mois n'ont produit aucune poussée; et les râles secs des gros tuyaux bronchiques n'existent plus. La dyspnée est nulle, et l'expectoration totalement tarie depuis les derniers jours de mars.
Augmentation de poids, de 60 à 66 kilos, soit bénéfice 6 kilos.
Depuis lors (octobre à juin) la guérison ne s est pas démentie un seul jour. Par précaution, la malade a passé tout l'hiver de 1895-1896, à Arcachon, pour affermir sa guérison.
ADÉNOPÂTHIES BRONCHIQUES GRAVES OU COMPLIQUÉES.
L'action de la cure marine et forestière dans Tadénopathie bronchique est tout aussi remarquable, aussi rapide, aussi radicale que dans la coqueluche. Lorsqu'on songe au rôle prépondérant de cette affection dans la pathologie infantile, rôle si bien mis en évidence par J. Simon, puis par le professeur Grancher ; lorsqu'on songe également à la fréquence de la tuberculose ganglionnaire médiastinique, on comprend l'importance de cette remarquable action prophylactique du climat marin, démontrée par les faits qui suivent :
7 cas — Âdénopathies trachéo-bronchiques graves, avec phénomènes congestifs d'un ou des deux sommets pulmonaires, et mauvais état général.
Pesées : 7 cas, augmentations de 1^ 500 à 6 kilos.
Durée du séjou?* : 7 cas, quatre à huit mois.
Durée de la guérison : 3 cas, inconnue.
4 cas, de deux à six ans.
Les trois observations suivantes sont très démonstratives :
Observation VII. — Adénopathie trachéO'bronehique avec congéstion du sommet droit et reliquats pleurétiques. — Deux séjours, — Augmentation de poids : 4*^,350. — Guérison dure depuis six ans.
Petit garçon, onze ans. Sans antécédents héréditaires autres que du nervosisme. Bonne sauté moyenne, avec belle apparence, jusqu'à Tàge de dix ans. A cette époque, pleurésie latente, à peu près sèche, à la base gauche en arrière.
Depuis lors {mars 1888) santé parfaitement rétablie.
En août 1888, premiers accidents : la nuit, en plein sommeil, ronflement, expuitions muqueuses allant jusqu'au vomissement. Bientôt surviennent des spasmes cervicaux, parfois angoissants, arrêtant la déglutition, survenant surtout aux repas, et aboutissant souvent à des vomissements alimentaires qui terminent la crise.
La crise terminée, l'enfant peut recommencer son repas, et reprend sa gaieté.
Entre temps, périodes de bronchites légères, avec longs intervalles à peu près sans toux.
Fin oc/o6re 1888, légère manifestation d'induration sèche du sommet droit. Submatité correspondant aux ganglions péri-bronchiques postérieurs, surtout à gauche. Les ganglions cervicaux du même côté sont très développés, et visibles à l'œil nu, quand l'enfant tend le cou. Amaigrissement progressif et rapide. Pas de fièvre.
Au moment de l'arrivée (12 décembre 1888) l'enfant est exactement dans le même état.
A la fin d'un premier séjour de deux mois pleins, Tamélioration est manifeste, tant dans l'état local, que dans l'état général. L'induration du sommet droit a disparu, faisant place à une perméabilité complète. La submatité péri-bronchique postérieure n'est plus perceptible, et les ganglions cervicaux sont diminués de plus de moitié.
Voici d'ailleurs ce qu'écrivait la mère, femme fort intelligente, deux mois après le départ du petit malade : « Nous sommes arrivés à Arcachon, le 12 décembre 1888. A ce moment l'enfant ne gardait pas ses aliments à cause de contractions permanentes pendant les repas. 11 toussait, la nuit surtout, et achevait là de rendre ce qu'il pouvait avoir gardé de son repas. Son appétit était nul, sa maigreur très prononcée. Il pesait environ soixante livres.
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« Dès les premiers jours de la cure d*air, la toux s'atténuait et disparaissait la nuit.
« Le 23 décembre^ Tenfant était pris de fièvre, avec embarras gastrique suivi de stomatite aphteuse persistant pendant quelques jours. Mais les forces, Tappétit, le sommeil étaient revenus. Dès ce moment Tenfant gagnait de 350 à 400 grammes par semaine. Les sorties du matin, les journées passées dehors, donnaient la santé à mon fils, à tel point que chaque jour il allait au bord de la mer, et sortait par tous les temps.
« Enfin le 17 février 1889, en quittant Arcacbon, Tenfant avait gagné six livres, en deux mois, d'ailleurs perdues en partie à Paris, depuis le retour qui remonte à un mois et demi.
« Le médecin traitant a trouvé Tenfant en très bon état; cela a duré une quinzaine de jours ; au bout de ce temps, il constatait à Tauscultation une recrudescence dans Tinflammation des ganglions, avec retour de la toux nocturne. »
Le petit malade revient le 23 décembre iSS9j faire un second séjour. Son état est encore plus médiocre qu'au premier voyage. Les vomissements spasmodiques ne se sont pas reproduits, mais Tadénopathie bronchique, très marquée, s'accompagne de poussées légères, fugaces, mais très nettes de bronchite spasmodique; avec congestion permanente du sommet droit, dans la fosse sus-épineuse et la région sous-clavière.
Voies digestives médiocres; anorexie. Le poids du corps est exactement le même qu'il y a un an, au moment du départ {février 1889).
15 février 1890. L'enfant a augmenté de poids, et sa taille s'est accrue d'un centimètre dans un mois. Ses fonctions digestives sont régulières, la mine éblouissante. Chaque jour le petit malade passe plusieurs heures au bord de la mer.
Les modifications de l'état local sont tout aussi importantes. La toux est nulle, et la respiration pure, presque partout. Il n'y a plus de comparaisons entre Tenfant d'il y a quatre mois, et l'enfant d'aujourd'hui, dit la mère. Du 25 février au 2 mars, légère rhino -trachéite, contractée au soleil.
15 mars. Depuis 15 jours l'enfant passe toutes ses journées sur l'eau, jusqu'après le coucher du soleil (7 heures), et à plusieurs reprises est sorti à cheval deux ou trois heures. Ne tousse absolument plus; respiration pure, jamais de spasmes, jamais de vomissements.
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Accroissement de la taille depuis Tarrivée, trois centimètres, soit un centimètre par mois.
Augmentation de poids :
2Z décembre idS9. 34\i50. 45 /"émer 1890. 37S750. 15 janvier 1890. 35^000. 15 mars 1890. 38S500.
Bénéfice : 4S350.
La guérison ne s*est pas démentie depuis lors {mars 1890, janvier 1896).
Observation VIII. — Adénopathie trachéo-bronchique ancienne et rebelle. — Durée du séjour : quatre mois. — Augmentation de poids : 5 kilos, — Guérison dure depuis six ans.
Petit garçon, quatre ans. Père et mère bien portants. Trois frères morts de méningite tuberculeuse entre trois et cinq ans.
Allaitement mercenaire défectueux, terminé par le biberon, provoquant à dix mois une entérite grave.
A deux ans^ contracte un rhume, par refroidissement, qui dégénère en bronchite, avec grosse toux, fièvre, râles et sifflements dans toute la poitrine. L'enfant s*en ressentit tout Thiver. Tant qu'il restait à Tappartement, il allait assez bien, mais dès qu'on tentait de le faire sortir, même par le beau temps, la toux et la fièvre reprenaient.
A trois ans^ pendant tout un hiver, passé à Paris, les rhumes et les bronchites recommencent, avec râles humides, ronflements, sibilances, disséminés, et grosse toux rauque ou coqueluchoïde, amenant parfois des vomissements ou muqueux ou alimentaires. Toux surtout fréquente la nuit.
En 1890 (lenfant a quatre ans), dès les premiers jours de janvier, une bronchite aiguë, intense, qui dure trois semaines, laisse à sa suite une toux d'intensité et de fréquence variables, mais qui ne cède plus.
Arrivé à Arcachon le 1*' mars, l'enfant plus que pâle, d'un teint de cire, très maigre, facilement essoufflé à la moindre marche, porte une double chaîne ganglionnaire cervicale engorgée, surtout à droite, avec micropolyadénie axillaire et inguinale.
La toux, tantôt grasse, mais plus fréquemment sèche, quinteuse la nuit, à timbre coqueluchoïde très net, coïncide avec les lésions pulmonaires suivantes, révélées par l'auscultation :
Poumon diîoit, en arrière. Entre la colonne vertébrale et le bord
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spinal de I*<gmoplate, au siège d'élection, c'est-à-dire au niveau de la première à U troisième vertèbre dorsale, on trouve une zone de matité très nette, avec expiration soufflante, inspiration soufflée, et murmure respiratoire voilé dans la fosse sus-épineuse.
Poumon gauche, en arrière. Submatité et souffle inspiratoire dans la région interscapulo-yertébrale.
Quelques gros rèles sibilants dans les bronches.
39 mat 1890, c'est-fr-dire aprds deux mois de séjour, toux nulle. Au réveil, pendant les premières heures, la voix reste voilée» Excellent appétit, excellent sommeil. L'enfant joue et court avec ses petits camarades sans la moindre fatigue» la moindre toux, le moindre essoufflement.
Habite la plage depuis quinze jours, sans la production d'aucun phénomène particulier à signaler.
Augmentation de poids : 3 kilos.
30 juin. Le jour du départ, l'amélioration notée ne s'est pas démentie. La toux est absolument nulle. L'enfant est transformé^ tant au point de vue général que local. Sa face est brunie, ses muqueuses colorées. Les ganglions cervicaux ont très notablement diminués de volume.
Quant aux signes physiques de l'adénopathie bronchique, ils n'existent plus. Dans la région interscapulo-humérale, ni la percussion, ni l'auscultation ne décèlent une modiûcation quelconque.
Augmentation de poids sur l'arrivée : 5 kilos.
Depuis {hnjuin 1890 à août 1896), la guérison a persisté.
Observation IX. — Adénopathie irachéo-bronchique avec état cachectique grave. — Durét du séjour : huit mois, — Augmentation de poids : 5 kilos, — Guérison dure depuis cinq ans.
Petite fille, trois ans. Sans antécédents héréditaires tuberculeux.
Née un mois avant terme, très petite, très chétive, devient una très belle enfant, grâce à une excellente nourrice mercenaire.
Le 15 mars 1891, la grippe est portée dans la maison par une femme de chambre.
L'enfant n'échappant pas à la contagion, contracte une bronchopneumonie grippale, d'abord localisée au lobe supérieur droit, puis ensuite étendue au lobe moyen gauche, avec prédominance toutefois marquée à droite
Du jour du début (15 mars) jusqu'au 29, les troubles respiratoires ont suivi, pour ainsi dire, une marche toujours ascendante;
si bien que le jour de Pâques, renfani était positivement mourante. A partir de cette époque, les phénomènes morbides allèrent s*amendant, avec une convalescence longue, à raison de Tétat de débilitation extrême dans lequel se trouve Tenfant.
Le 15 juin^ Tenfant fait sa première sortie, par une belle journée, et continue ses sorties sans toux, jusqu*à la fin du mois. A cette époque, elle s*enrhume à nouveau et garde la chambre quinze jours, atteinte d*éternuements, de ronflements, de râles sibilants et ronflants, sans fièvre. Le temps étant très beau, lapetite malade peut continuer ses sorties.
A la fin de juin, prend, de son père, la grippe qui fait de nouveau le tour de la maison. Bronchite généralisée avec toux coqueluchoïde, éternuements, gros râles muqueux et ronflants disséminés. Toux plus particulièrement fréquente la nuit, provoquant des vomissements alimentaires fréquents ; fièvre quotidienne vespérale.
1"' septembre, La situation reste la même. Aucune médication n*a pu vaincre cet état : Talimentation restant toujours très difficile, et Tenfant ayant dû garder la chambre depuis la fin de juin.
Le pronostic s*aggrave. L'état cachectique très prononcé, se caractérisa par une maigreur excessive, par des sueurs nocturnes fréquentes, par l'impossibilité de la marche, et par une irritabilité extrême. Les médecins qui, ce jour-là, sont appelés auprès de la petite malade, portent le diagnostic d'adénopathie trachéo-bronchique grave, avec emphysème, etdécident le départ pour Arcachon.
C'est dans cet état que se fait Tarrivée, le 10 septembre 1891. L'enfant est d'une extrême pâleur, d'une extrêm,e maigreur, ne s'alimente pas, dort très mal. Le sommet droit, en arrière^ dans toute la fosse sus-épineuse et plus particulièrement prèsdu rachis, est le siège d'une matité absolue, coïncidant avec un souffle inspiratoire marqué, et des bouffées abondantes de râles humides sous-crépi tan ts k bulles fines. La toux coqueluchoïde provoque toujours le vomissement. Elle est fréquente le jour^ plus fréquente encore la nuit. D'où insomnie marquée, qu'aggrave un accès de fièvre vespérale oscillant de Sd'',^ à SS"" (température axillaire).
La mise en pratique immédiate de la cure d'air diurne, bientôt suivie (23 septembre) de la cure d'air nocturne, amène une détente rapide de tous les accidents. La toux nocturne cède en premier lieu, et le sommeil revient. La toux diurne, plus persistante, perd cependant son action réflexe sur l'estomac, et les vomissements ne se produisent plus à partir du douzième jour de la cure.
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15 mai 1892. Après un séjour ininterrompu de huit mois, Tenfant quitte Arcachon, absolument transformée. Ëtat général des meilleurs. L'augmentation de poids se traduit, par un gain de 6 kilos. Depuis plus de quatre mois, Tenfanl n*a pas toussé une seule fois; depuis quatre mois, l'auscultation ne révèle rien d'anormal, la perméabilité bronchique et pulmonaire sont parfaites.
Depuis lors, Tenfant est revenue chaque année, pendant Tété, faire une saison de bains de mer. Laguérison ne s'est pas démentie un seul jour {mai 1892 èl janvier 1897).