SYMPTOMES
A. La, fièvre n'est ^ en aucun cas, une contre-indication àla cure marine, quoique Hérard, Cornil et Hanot aient pu dire , à propos des voyages en mer, cet idéal de la cure marine, qu'ils sont contraires aux malades fébricitants. Lindsay est d'un avis différent. Grancher et Hutinel reconnaissent que les malades « sujets aux fluxions et à la fièvre se trouvent bien d'un climat tempéré, d'un air plutôt mou que sec, sans cependant être véritablement humide ». Telles sont les conditions climatologiques du littoral atlantique.
Les développements relatifs h l'action du climat marin sur la fièvre, appuyés de nombreux graphiques, et qui font l'objet du chapitre : Action symptomatique^ me dispensent de revenir sur ce sujet.
Rappelons simplement que d'après ces documents, la cure marine, loin d'être une contre-indication en cas de fièvre, est bien plus particulièrement indiquée. La fièvre de suppuration, mieux que la fièvre de tuberculisation, est une indication favorable à la cure atlantique.
B. Toux» Expectoration. — La toux sèche, quinteuse, avec expectoration pénible, est une indication de la cure marine. Non qu'il faille conserver l'ancienne formule, climats secs pour les sécrétions bronchiques abondantes, climats humides pour les sécrétions bronchiques rares. Sous ceténoncé, l'idée est fausse, car souvent une abondante sécrétion bronchique se tarit à bord, par exemple, où l'air est saturé d'humidité. Mais l'idée est juste, en ce sens qu'un climat à état hygrométrique élevé, tel que le climat atlantique, facilite rapidement l'expectoration, dont il diminue la viscosité. Cette action, toute mécanique, est vraie
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de tenir le plus grand compte du terrain sur lequel elles évoluent.
Arrivées à certaines limites, les lésions de la seconde et surtout de la troisième période sont une contre-indication à la cure marine, non que celle-ci les aggrave, elle leur est indifférente ; mais le résultat à espérer ne compense ni les fatigues ni les soucis d'un déplacement.
La climathérapie marine, pas plus que la climathérapie d'altitude, ne saurait prétendre à ne poursuivre que la guérison définitive de la phtisie pulmonaire. Dans la majorité des cas, soit à raison de la forme de la maladie, soit à raison de la mise en pratique trop tardive de la cure, il faut savoir se contenter d'un résultat plus modeste, tel qu'une trêve de la maladie.
Pas n'est besoin d'avoir longtemps vécu au milieu des phtisiques, pour savoir que ces trêves sont possibles à toutes les périodes de l'évolution bacillaire, même à la période caverneuse et de consomption. Ces trêves sont d'ordinaire a l'œuvre de la nature » (Marfan), mais elles sont favorisées, et obtenues plus souvent encore, par l'intervention de la cure marine : trêves manifestes, trêves durables, comme il ressort de nos observations cliniques.
Si donc, la période prétuberculeuse d'une part, les étapes de germination et d'infiltration d'autre part, fournissent une indication précise, cette indication reste indécise, pour la deuxième période, et ne saurait se transformer en une contre-indication générale et formelle, pour la période d'excavation.