NÉCROSES DES TISSUS SERRÉS
avec des phénomènes de tension appréciables et quelquefois un peu de douleur. Au milieu du liquide qui s'écoule, liquide fort peu abondant du reste, on trouve une sorte de petit bourbillon.
Ce sont des cas dans lesquels des ligatures de catgut perdues dans la profondeur des tissus ont été trop serrées, ont été appliquées sur des épaisseurs de tissu cellulaire trop peu considérables et surlout lorsque les fils ont été ramenés sur eux-mêmes pour former deux anses unies entre elles.
J'ai eu l'occasion d'observer de ces faits lorsque j'étudiais les procédés à employer pour la reconstitution du canal inguinal et des parois abdominales. Je dois dire que ces phénomènes étaient bien peu marqués, bien peu apparents et que, si je n'avais eu l'habitude d'une régularité irréprochable dans les phénomènes de réparation, ils m'auraient échappé absolument.
Je ne confonds pas ces cas avec ceux où des fils septiques peuvent infecter les plaies. Il ne s'agit alors que de septicité plus ou moins marquée et imputable aux accidents ordinaires des plaies.
Au contraire, l'accident auquel je fais allusion ne pourrait dépendre que de l'imperfection d'un temps de l'opération et, après l'avoir observé en quelques cas, je l'ai fait disparaître en modifiant ma manière de faire et en tâchant de mieux respecter la vitalité des parties les plus délicates du champ opératoire.