SÉMIRE
Oui, ma Glle, je te l'ordonne!
CUinoSITKS l)i: LmI'KHA l:'l
Non, iiiii iiii'fc, non jamais!
Dans SCS l)ras ji- ti- ivuiels.
AMY.NTAS, très foit.
Dieux! c^mme elle aime sa mère!
Et moi, j'oubliais mon père !
Tu ue sais pas, beauté charmante, Quels périls j'ai bravés pour toi!
Sur une êcorcc flottante, J'ai franchi la mer écumante.
Pour venir te dire : » Aime-moi! »
Approche, a-èatiive aimable, A mes côtés place-toi.
\oiis devons reconnaître que les détails du livret de Gardel n'ont que peu de rapports avec la pièce de Falbaire. Le maître de ballet n'a pris que le titre et le fond dn sujet. Ses bergers dansant sont encore plus ridicules que les bergers de l'Opéra; Gardel les a entourés d'amours plus ou moins gentils et de nymphes court vêtues ; mais il n'en est pas moins vrai qu'il a commis sciemment une mauvaise action en prenant h deux auteurs un sujet dont
ils étaient possesseurs avant lui, et que Tadministration de l'Opéra lui avait confié pour en régler les danses. Il y a Là un plagiat parfaitement accentué et rien ne peut absoudre le coupable.
Et, d'ailleurs, qui sait? cette partition, que l'on pourrait reconstituer à l'aide des parties séparées, mais que le public n'a pas connue, par le fait de sa non-exécution et cela grâce à la conduite déloyale de Gardel, celte partition aurait peut-être été un ouvrage de premier ordre, digne en tous points du beau talent de Philidor !
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