I-lloignous-nous des malheureux climats
Où .AIar> fait régner répouvantf.
Jdson ou la 7'n/so/i d'à?', musique de Colasse, paroles de J.-B. Rousseau, est joué pendant une des trêves qui précédèrent le traité de Ryswick (1696). Le vers suivant l'explique :
Lu doux repo? :r;u«pe.id le? troubles de la terre.
Dans Médée. de Gervais et Boyer, qui fut représentée Tannée même du traité, on aperçoit la fatigue des esprits, bien que l'abbé Boyer essaye, comme Quinault dans Proserjmie, d'excuser Louis XIV de son humeur par trop belliqueuse:
Chantons ce Roy qui borne ses souhaits
A donner la paix à la terre ;
Tout prêt il quitter son tonnerre
Si les ennemis de la paix Ne le forçaient à leur faire la guerre.
CURIOSITKS DE LOI'KUA lOl
Nous trouvons dans /.v.st (1697), musique de Destmichos, un avis qui pnVèdo le prologue. C'est la m^'uie idt'c :
« Ce prologue est une allégorie dont il est aisé de découvrir les rapports. Le Jardin des Ilespérides représente l'Abondance.
» Le théâtre représente l'isle deCythère; les Amours, oisifs pendant la guerre, sont endormys aux pieds des amantes qui sont couchées sur des lits de gazon. L'absence de leurs amants leur cause une tendre rêverie exprimée par leurs attitudes. »
Tunilis que Mais Irouble la terre et Toiide.
Charmant sommeil, vous riguez à Paphos.
Unrmez, Amours, dormez ! ou vous bannit du monde: Vous êtes sans emiiloy ; jouissez en repos Des douceurs d'uue paix profonde.
îL'ne lumière brillante remplit les airs qni retentissent du son île tronipetles. I
Quels concerts éclatants ! cest la Victoire ! 0 Dieux ! Que vient-elle chercher dans ces paisibles lieux?
La Vietoire descend de son char au son des trompeUes.l