Langres
ballets, à l'Escuriai, ce palais morne et sombre où l'étiquette étouiïait le rire et bamiissait la gaieté, cour grave et compassée, reflet sinistre de l'orgueil castillan, triste contraste avec la .splendeur du soleil madrilène et la facilité de mœurs du peuple espagnol.
La Pavane était tout empreinte de noblesse et de majesté ; aussi lui avait-on donné le nom de « Grand Bal ». Les gentilshommes dansaient avec la cape et l'épée, les gens de justice avec leurs simarres, les princes avec leurs grands manteaux, les dames avec la queue de leur robe abaissée et traînante.
Le nom de Pavane lui serait venu, dit-on, de ce que le danseur, en arrondissant les bras sous la cape, appuyait la main sur la garde do son épée , pour que celle-ci put soulever le manteau par derrière. C/ était l'image du paon faisant la roue.
Le Louvre possède un tableau « de l'école française » qui semblerait pourtant provenir d'un pinceau italien; ce tableau représente fidèlement une Pavane, dansée à la cour pour le mariage du duc d'Alençon.
On est même allé jusqu'à attribuer à Fernand Cortez l'invention de la Pavane. Spontini
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ne connaissait pas, sans donte, le lalonl rliorégraphiqiic do son héros; sans cela, il eût placé une l'avano dans la fric mcxica'nio. du premier acte de son opéra, au lieu de « la Polonaise », qui n'a point, ce nous semble, une grande couleur locale.
Dès l'apparition de la Pavane à la cour de France, on en altéra la noble et imposante allure. On y introduisit bientôt « plusieurs assiettes de pié, des passades, des fleurets, des découpements de pié » , pour en modérer la triste gravité.
Enfui parut la Voltc, dont le nom nous indique parfaitement et l'origine et le caractère.
La Volte nous vint d'Italie et pourrait être un dérivé d'une autre figure du temps, la Gaillarde. Elles étaient toutes deux bien appropriées aux goûts de cette époque, aussi guerrière que galante. Il fallait au danseur une grande force musculaire pour exécuter à souhait les règles de cette danse « où Thomme fait tourner plusieurs fois la dame et puis lui aide à faire un saut ou cabriole en l'air ' ».